Zooms

Zoom - Henri-Christian Giraud : "De Gaulle voulait l’abandon de l’Algérie !"

Publiée le 28/04/2022
Ancien rédacteur en chef du Figaro Magazine, Henri-Christian Giraud a mené un remarquable travail d’historien pour évoquer, à travers des archives inédites, le grand dégagement. Le grand dégagement, c’est l’indépendance de l’Algérie qui était française. Un processus voulu par le général De Gaulle ? Telle est la thèse avancée par l’auteur de "Algerie, le piège gaulliste". S’appuyant sur une imposante bibliographie, Giraud affirme que le chef de l’Etat, guerrier de la politique, avait arrêté sa stratégie de longue date : l’abandon de l’Algérie et le renversement des alliances. Pour l’emporter contre son véritable ennemi, le front pro-Algérie française, il lui fallait le piéger. Parmi les révélations de l’ouvrage, l’historien démontre que le putsch des généraux Zeller, Jouhaud, Salan et Challe était connu du pouvoir et même facilité par l’inertie volontaire de De Gaulle. Un de Gaulle qui apparait sous un jour peu flatteur, à la fois dur et insensible au sort cruel des pieds-noirs et plus encore des harkis. Un livre qui va créer la polémique tant il écorne durablement la statue de "Commandeur" dressée depuis des décennies.

Zoom - Diane de Bourguesdon : Prolophobie, un racisme systémique !

Publiée le 06/04/2026

Diane de Bourguesdon est consultante en stratégie et en communication, et développe en parallèle une réflexion critique sur les fractures sociales contemporaines. Elle écrit régulièrement dans les colonnes du Figaro et du JDD.

Avec "Les Indésirables - Prolophobie", elle signe son premier essai, consacré à un phénomène encore peu nommé mais largement perceptible : le mépris social et culturel envers les classes populaires. À travers une analyse incisive et dérangeante, elle met en lumière les mécanismes qui contribuent à disqualifier une partie du peuple : "La prolophobie est une réalité sociale structurante. Ce n’est pas un phénomène marginal mais central. On construit le peuple des indésirables et des invisibles, voué à l’extinction à bas bruit".

L’auteur s’attache à montrer que ce mépris n’est pas toujours explicite, mais qu’il s’exprime souvent de manière diffuse, à travers le langage, les représentations et les normes sociales dominantes et soumises au wokisme. L’ouvrage interroge ainsi la place accordée aujourd’hui aux classes populaires dans le débat public et dans l’imaginaire collectif.

En donnant à voir cette fracture, Diane de Bourguesdon propose une lecture à la fois sociale et politique de la société française contemporaine, bloquée entre des élites déconnectées et les promoteurs et autres collabos de la "Nouvelle France".