Zooms

Zoom - Henri-Christian Giraud : "De Gaulle voulait l’abandon de l’Algérie !"

Publiée le 28/04/2022
Ancien rédacteur en chef du Figaro Magazine, Henri-Christian Giraud a mené un remarquable travail d’historien pour évoquer, à travers des archives inédites, le grand dégagement. Le grand dégagement, c’est l’indépendance de l’Algérie qui était française. Un processus voulu par le général De Gaulle ? Telle est la thèse avancée par l’auteur de "Algerie, le piège gaulliste". S’appuyant sur une imposante bibliographie, Giraud affirme que le chef de l’Etat, guerrier de la politique, avait arrêté sa stratégie de longue date : l’abandon de l’Algérie et le renversement des alliances. Pour l’emporter contre son véritable ennemi, le front pro-Algérie française, il lui fallait le piéger. Parmi les révélations de l’ouvrage, l’historien démontre que le putsch des généraux Zeller, Jouhaud, Salan et Challe était connu du pouvoir et même facilité par l’inertie volontaire de De Gaulle. Un de Gaulle qui apparait sous un jour peu flatteur, à la fois dur et insensible au sort cruel des pieds-noirs et plus encore des harkis. Un livre qui va créer la polémique tant il écorne durablement la statue de "Commandeur" dressée depuis des décennies.

Zoom - Laurent Obertone : Il faut "décongeler le démolisseur"

Publiée le 30/10/2026

Après le succès retentissant de "La France Orange mécanique" et de sa série "Guerilla", le journaliste et écrivain Laurent Obertone revient avec un nouvel ouvrage explosif : "La France Demolition Man", publié aux éditions Magnus. Le titre fait référence au célèbre film avec Sylvester Stallone, dans lequel une société aseptisée et pacifiée se révèle incapable d'affronter la violence. Et si cette fiction était devenue notre réalité ? À force de vouloir tout protéger, tout réglementer, tout interdire, aurions-nous fabriqué des individus dépendants, vulnérables et incapables de se défendre ?

Pour Laurent Obertone, l'État omniprésent aurait progressivement dépossédé les citoyens de leur autonomie, de leur responsabilité et jusqu'à leur instinct de survie. Le paradoxe est saisissant : jamais l'homme n'aurait été autant protégé, jamais il n'aurait été aussi désarmé face à ceux qui ne respectent aucune règle. Mais derrière ce constat implacable, l'auteur refuse le fatalisme et appelle à retrouver le courage, la liberté et le sens de la responsabilité individuelle.