Zooms
Zoom - Jean-Paul Brighelli : Un bon prof doit enseigner notre Civilisation
Enseignant, normalien, agrégé de Lettres, Jean-Paul Brighelli est l’auteur du livre à succès : "La fabrique du crétin". Il revient avec un nouvel ouvrage aux idées dérangeantes et percutantes : "L’école à deux vitesses". Le professeur marseillais, dont on connait le franc-parler, évoque les sujets d’actualité : l’abaya, l’uniforme ou les propositions en matière scolaire d’Emmanuel Macron. Il dénonce à nouveau la faillite du système éducatif et une école qui est au point de rupture.
Jean-Paul Brighelli fait un vibrant plaidoyer en faveur de la mixité sociale. Et si tout au long du livre, il explique qu’il n’y a pas, au départ, de bons et mauvais élèves, il y a en revanche, de bons et mauvais enseignants. Les recommandations de l’auteur en direction de ses collègues professeurs sont pour le moins iconoclastes : tolérance zéro en classe, apprendre à mouiller sa chemise, redonner du sens à la valeur travail, apprendre à se tenir physiquement debout. Brighelli va encore plus loin en déclarant : "Un bon enseignant n’est pas là pour apporter la paix mais l’épée. Il n’est pas là pour faire apprendre les maths, le français, les sciences etc. Il est là pour enseigner notre Civilisation !".
Jean-Paul Brighelli prévient enfin que monter le niveau d’exigence des élèves mais aussi des professeurs, c’est élever le niveau de tout un peuple. Sans quoi, nous allons droit vers une déflagration qui ne sera pas seulement scolaire.
Zoom - Pierre de Lauzun : Construire une pensée stratégique avec l’irruption de Trump !
Ancien haut fonctionnaire devenu acteur de premier plan dans la finance, Pierre de Lauzun développe, depuis plusieurs années, une réflexion singulière sur les rapports de puissance et les illusions contemporaines. Dans son dernier ouvrage lucide et exigeant "Ni règne de la loi, ni loi de la jungle", il s’attaque frontalement à certaines grilles de lecture dominantes, à commencer par l’idée séduisante mais réductrice d’un “choc des civilisations”. Pour lui, cette vision simplifie à l’excès des réalités beaucoup plus complexes, faites d’intérêts, de stratégies et de dynamiques propres à chaque acteur. Il met également en garde contre une autre illusion tenace : celle de croire à une généralisation possible et souhaitable de la démocratie à l’échelle du monde. À rebours de ces approches, il propose une lecture plus réaliste, attentive aux faits, aux rapports de force et aux limites du volontarisme occidental. Dans cet entretien, il revient sur ces idées fortes et explique pourquoi certaines croyances largement partagées peuvent conduire à des erreurs stratégiques majeures. Une analyse décapante, qui bouscule les certitudes et invite à repenser en profondeur notre compréhension du monde dans notre nécessaire recherche du bien commun.
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