Zooms
Zoom - Jean-Paul Brighelli : Un bon prof doit enseigner notre Civilisation
Enseignant, normalien, agrégé de Lettres, Jean-Paul Brighelli est l’auteur du livre à succès : "La fabrique du crétin". Il revient avec un nouvel ouvrage aux idées dérangeantes et percutantes : "L’école à deux vitesses". Le professeur marseillais, dont on connait le franc-parler, évoque les sujets d’actualité : l’abaya, l’uniforme ou les propositions en matière scolaire d’Emmanuel Macron. Il dénonce à nouveau la faillite du système éducatif et une école qui est au point de rupture.
Jean-Paul Brighelli fait un vibrant plaidoyer en faveur de la mixité sociale. Et si tout au long du livre, il explique qu’il n’y a pas, au départ, de bons et mauvais élèves, il y a en revanche, de bons et mauvais enseignants. Les recommandations de l’auteur en direction de ses collègues professeurs sont pour le moins iconoclastes : tolérance zéro en classe, apprendre à mouiller sa chemise, redonner du sens à la valeur travail, apprendre à se tenir physiquement debout. Brighelli va encore plus loin en déclarant : "Un bon enseignant n’est pas là pour apporter la paix mais l’épée. Il n’est pas là pour faire apprendre les maths, le français, les sciences etc. Il est là pour enseigner notre Civilisation !".
Jean-Paul Brighelli prévient enfin que monter le niveau d’exigence des élèves mais aussi des professeurs, c’est élever le niveau de tout un peuple. Sans quoi, nous allons droit vers une déflagration qui ne sera pas seulement scolaire.
Zoom - Charles Onana : Génocide au Rwanda : qui a déclenché l’enfer ?
Le 6 avril 1994, dans le ciel de Kigali, un avion présidentiel est abattu. À son bord, le président rwandais Juvénal Habyarimana. En quelques heures, le Rwanda sombre dans l’horreur. Cet attentat marque le point de départ d’un engrenage meurtrier qui conduira à l’un des plus grands drames de la fin du XXème siècle : entre 800 000 et un million de morts en une centaine de jours.
Trente ans plus tard, une question demeure : que s’est-il réellement passé ce soir-là ? Qui a tiré ? Et pourquoi, malgré les enquêtes, les zones d’ombre persistent-elles ? Autour de cet événement fondateur, les récits s’opposent, les responsabilités se discutent, et la vérité semble toujours disputée.
Pour éclairer cette page sombre de l’histoire contemporaine, le livre de Charles Onana, "Cinq ans d’enquête sur un attentat", s’impose comme une contribution majeure. Fruit de plusieurs années d’investigation, son travail explore non seulement les faits, mais aussi les pressions, les silences et les batailles d’influence qui entourent encore aujourd’hui cet attentat. L’ouvrage met en cause également certaines positions politiques et diplomatiques, en France comme aux Etats-Unis. L’auteur évoque notamment l’évolution de l’attitude française avec le régime de Kagame sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ainsi que le rôle plus large et plus criminel des Etats-Unis. À ce titre, Charles Onana souligne un principe fondamental : "On ne peut pas, au nom du droit international, violer un principe sacré : le respect de la souveraineté des Etats et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes".
Le travail de Charles Onana, mené dans un climat de graves menaces, vise à éclairer les responsabilités et à identifier les acteurs qui ont pesé sur le cours des événements et qui ont contribué à une tragédie qui a conduit au génocide et à la guerre ?
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