Zooms

Zoom - Jean-Paul Oury : Ecologisme : une idéologie anti-Humains ?

Publiée le 13/02/2025

Il y a les idéologues de l'écologisme (l'écologie politique) qui nous promettent le retour à un état de nature idyllique. Ce nouveau totalitarisme cherche à imposer la décroissance et ses militants les plus extrêmes en appellent à la disparition de l'espèce humaine, considérée comme un cancer pour la planète. De l'autre côté, une foi aveugle dans le tout-technologique incarnée par le courant du transhumanisme, pourrait bientôt façonner un monde tout aussi dangereux. Celui-ci serait contrôlé et surveillé par ceux qui maîtrisent les algorithmes. Après nous avoir plongé dans deux dystopies, "la Collapsocratie", dictature verte décroissante, et "l'Algorithmocratie", monde hyper-technologique vide de sens, Jean-Paul Oury, docteur en histoire des sciences et technologies, l'auteur de "De Gaïa à l'IA - Pour une science libérée de l'écologisme", cherche une voie de sortie pour l'individu. L'auteur s'interroge sur les limites de la science des ingénieurs et celle des législateurs, et nous propose un manifeste de politique scientifique pour échapper aux idéologies de ce nouveau monde et retrouver la libre-responsabilité.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.