Zooms

Zoom - Jean-Pierre Maugendre : Ces maux qui accablent l’Eglise de France

Publiée le 24/11/2024

Ancien élève de l’Ecole navale, Jean-Pierre Maugendre est le directeur général de la très active association Renaissance Catholique qui organise sa traditionnelle fête du livre, le 1er décembre à Port-Marly (78). Pour les téléspectateurs de TVL, il est surtout l’animateur, avec Guillaume de Thieulloy, de l’émission dominicale "Terres de Mission".

Dans un très bel ouvrage intitulé : "Quand la mer se retire", Jean-Pierre Maugendre propose au lecteur toutes les tribunes qu’il a consacré à l’actualité politique et religieuse de 2005 à 2024, soit la relecture des presque vingt années passées sous les pontificats des papes Benoit XVI et François. Pour l’auteur, le catholicisme contemporain est confronté à un double défi. D’une part, l’Eglise s’interroge sur son identité et sa mission. Des croyances et des pratiques bimillénaires sont remises en cause. La pratique religieuse est en chute libre parallèlement à l’effondrement des vocations. D’autre part, l’Eglise, en particulier en Occident, doit faire face à une sécularisation massive, les législations et la vie quotidienne s’éloignant chaque jour plus de l’enseignement évangélique et du simple respect de la loi naturelle.

Face à ce constat, Jean-Pierre Maugendre propose des pistes de résistance et des axes de renouveau. Dans la préface du livre, Michel De Jaeghere fait le portrait en creux de l’animateur de "Terres de Mission" : "Il n’est pas dans le camp des pessimistes ou des optimistes. Il est dans le camp de ceux qui pensent ou placent leur Espérance dans un retour inéluctable de la pratique religieuse en repoussant la triple tentation de la résignation, de l’aveuglement et du désespoir".

Zoom - Ivan Rioufol : "Nous allons vivre la révolution des oubliés"

Publiée le 16/02/2026

Célèbre journaliste et essayiste, Ivan Rioufol est l’invité de TVLibertés pour présenter son nouveau livre, "La révolution des oubliés". Dans cet essai incisif, la charge est nette. Rioufol ne décrit pas une agitation passagère, mais un pays travaillé en profondeur par une colère froide : celle de Français qui ne se sentent plus représentés. Les"oubliés", affirme-t-il, ne sont ni marginaux ni extrêmes, mais une majorité active convaincue que le pouvoir s’est éloigné du réel. Son livre dresse la cartographie d’une fracture - sociale, culturelle, démocratique - et questionne la légitimité d’élites jugées déconnectées. Pourtant, derrière la critique affleure une espérance : celle d’un sursaut des consciences, d’un retour au débat franc, d’une reconquête du sens commun. La révolution qu’il annonce ne se ferait ni dans la rue ni dans le fracas, mais dans les esprits. Une révolution silencieuse, patiente, qu’il estime déjà en marche : "La révolution du bon sens a gagné les esprits. Le vieux monde politique ne tient plus qu’à un fil".