Zooms
Zoom - Laurent Obertone : "Sois un attentat vivant contre la médiocrité"
Journaliste, polémiste et écrivain, Laurent Obertone, dans la droite ligne de son livre "Eloge de la force", sonne la charge avec "Guerre" aux Editions Magnus. Otage du cirque démocratique et médiatique, le Français moyen râle, consomme et renonce. Il se résigne à son destin confisqué par un ennemi que l’écrivain surnomme la Secte. Laurent Obertone s’adresse aux esprits forts, aux esprits libres et leur dit : "Relevez la tête, le réel est de retour. Il y a une issue".
Face à la Secte, entité prédatrice, sectaire et sentencieuse qui impose la domesticratie, l’auteur fournit un véritable manuel de survie, exaltant et radical. L’âme barbare au secours du civilisé. L’appel de la forêt, le sentier de la guerre, la fin de la domestication, la fierté retrouvée. Pour nous délivrer de la secte des enragés, il faut devenir de véritables hérétiques.
"Guerre" est un projet de puissance avec un seul mot d’ordre : "Sois un attentat vivant contre la médiocrité". Un entretien qui redonne le moral.
Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !
On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".
En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.
Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre plus que jamais d’actualité.
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