Zooms
Zoom - Luc Fontaine : Un juge au cœur des narco-cités et des zones de non-France !
Luc Fontaine était, jusqu’à l’été dernier, le premier président de chambre de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. Ce magistrat français a été reconnu pour sa grande expérience et sa rigueur. Il a, par exemple, instruit l’affaire de l’Ordre du Temple solaire. Depuis plusieurs années, il s’est spécialisé dans la lutte contre la criminalité organisée et en particulier le trafic de stupéfiants, notamment sur les dossiers marseillais. Il est évident que son expertise est essentielle pour comprendre les raisons et les besoins pour combattre dans des "narco-cités" au cœur de zones de non-France.
Pour TVL, l’ancien juge Fontaine évoque les opérations "place nette XXL", le renforcement des partenariats internationaux pour contrer les réseaux criminels, la sanction des trafiquants, des dealers mais aussi des consommateurs de drogue, l’institution de peines planchers pour les récidivistes et la reconduite à la frontière pour les étrangers condamnés pour infraction à la législation sur les stupéfiants. Luc Fontaine exige aussi une remise à plat du régime de l’exécution des peines.
Un entretien passionnant au cœur des narco-cités. Et une réponse à la question : Peut-on gagner cette guerre ?
Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !
On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".
En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.
Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre plus que jamais d’actualité.
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