Zooms
Zoom - Max-Erwann Gastineau : Les BRICS, un modèle pour l'Europe ?
L’Occident n’est plus le modèle à imiter. Si la désoccidentalisation apparaît déconcertante, c’est qu’à l’inverse du monde non occidental, sûr de son identité et de ses intérêts, nous autres Européens ne connaissons plus les raisons qui ont fait notre force. Or, dans un monde multipolaire, l’urgence n’est pas à l’uniformisation mais à l’introspection. Elle devrait être, pour les nations européennes, l'occasion de penser avec humilité les conditions de la cohabitation, de s’affirmer pour former ensemble leur propre pôle. Un apprentissage qui passera par un réarmement moral et intellectuel, une confrontation argumentée avec le modèle chinois et les "valeurs nationales" revendiquées par l’ancien tiers-monde. Dans son ouvrage "L'ère de l'affirmation - Répondre au défi de la désoccidentalisation", Max-Erwann Gastineau, diplômé en histoire et relations internationales, croise les références historiques Nord-Sud, mêlant l’analyse des plus influents géostratèges américains aux grands penseurs de l’impossible occidentalisation du monde. Et si la désoccidentalisation du monde était une chance pour l’Europe ?
Zoom - Diane de Bourguesdon : Prolophobie, un racisme systémique !
Diane de Bourguesdon est consultante en stratégie et en communication, et développe en parallèle une réflexion critique sur les fractures sociales contemporaines. Elle écrit régulièrement dans les colonnes du Figaro et du JDD.
Avec "Les Indésirables - Prolophobie", elle signe son premier essai, consacré à un phénomène encore peu nommé mais largement perceptible : le mépris social et culturel envers les classes populaires. À travers une analyse incisive et dérangeante, elle met en lumière les mécanismes qui contribuent à disqualifier une partie du peuple : "La prolophobie est une réalité sociale structurante. Ce n’est pas un phénomène marginal mais central. On construit le peuple des indésirables et des invisibles, voué à l’extinction à bas bruit".
L’auteur s’attache à montrer que ce mépris n’est pas toujours explicite, mais qu’il s’exprime souvent de manière diffuse, à travers le langage, les représentations et les normes sociales dominantes et soumises au wokisme. L’ouvrage interroge ainsi la place accordée aujourd’hui aux classes populaires dans le débat public et dans l’imaginaire collectif.
En donnant à voir cette fracture, Diane de Bourguesdon propose une lecture à la fois sociale et politique de la société française contemporaine, bloquée entre des élites déconnectées et les promoteurs et autres collabos de la "Nouvelle France".
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