Zooms
Zoom - Max-Erwann Gastineau : Les BRICS, un modèle pour l'Europe ?
L’Occident n’est plus le modèle à imiter. Si la désoccidentalisation apparaît déconcertante, c’est qu’à l’inverse du monde non occidental, sûr de son identité et de ses intérêts, nous autres Européens ne connaissons plus les raisons qui ont fait notre force. Or, dans un monde multipolaire, l’urgence n’est pas à l’uniformisation mais à l’introspection. Elle devrait être, pour les nations européennes, l'occasion de penser avec humilité les conditions de la cohabitation, de s’affirmer pour former ensemble leur propre pôle. Un apprentissage qui passera par un réarmement moral et intellectuel, une confrontation argumentée avec le modèle chinois et les "valeurs nationales" revendiquées par l’ancien tiers-monde. Dans son ouvrage "L'ère de l'affirmation - Répondre au défi de la désoccidentalisation", Max-Erwann Gastineau, diplômé en histoire et relations internationales, croise les références historiques Nord-Sud, mêlant l’analyse des plus influents géostratèges américains aux grands penseurs de l’impossible occidentalisation du monde. Et si la désoccidentalisation du monde était une chance pour l’Europe ?
Zoom - Thibaud Gibelin - Hongrie : scrutin décisif, pressions globales, fracture européenne
Chercheur et professeur invité au Mathias Corvinus Collegium de Budapest, Thibaud Gibelin est un spécialiste de la Hongrie et de Viktor Orbán. Il est l’invité de TVL à la veille d’importantes élections législatives dans ce pays. La Hongrie s’impose actuellement comme un point de convergence des tensions politiques européennes. Le duel politique âpre et rude entre Viktor Orbán et son opposant Péter Magyar dépasse largement le cadre national et prend la forme d’un affrontement entre deux visions du pouvoir et de l’Europe. La venue récente du vice-président américain JD Vance à Budapest, pour soutenir Orbán, souligne l’importance stratégique de cette échéance.
Dans un climat de forte polarisation, les sondages contradictoires traduisent une incertitude réelle sur l’issue du vote. Après seize années au pouvoir, Viktor Orbán affronte difficilement une opposition unifiée et structurée. Au-delà de l’alternance, c’est l’orientation politique du pays et sa place dans l’Union européenne qui sont en jeu. La Hongrie apparaît ainsi comme un laboratoire des recompositions politiques en cours sur le continent. Entre souveraineté nationale, rapports de force internationaux et fractures internes, ce scrutin pourrait avoir des répercussions bien au-delà de Budapest. Orbán, seul contre tous, peut-il sortir une nouvelle fois gagnant ?
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