Zooms

Zoom - Olivier Milza : Mensonges et mises en scène de "l'info"

Publiée le 03/01/2022
L’homme contemporain vit sous l’hypnose permanente de "l’info", de ces images déversées en continu sur nos écrans. L’actualité omniprésente est devenue comme une drogue qui capte l’attention. Pour l'historien Olivier Milza, qui publie "Clefs pour le temps présent", il n’y a ni actualité, ni histoire à partir des images. Il n’y a que des représentations, des mises en scènes du réel. En elles-mêmes, les images de l’actualité, ne disent et ne "décryptent" rien. Au contraire, elles mentent bien souvent. Qui a le contrôle sur ces images ? Quels ont été leurs effets sur notre psychisme lors des événements du 11 septembre 2001 ? Qu'est-ce que l'Etat profond ? Comment expliquer la soumission de l'Etat face aux revendications communautaristes ? Olivier Milza répond à toutes ces questions avec brio !

Zoom - José Luis Toribio : Désindustrialisation : comment la France a sacrifié ses ouvriers

Publiée le 09/06/2026

Pendant 27 ans, José Luis Toribio a travaillé à la chaîne dans les usines PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Syndicaliste, acteur des grandes grèves qui ont marqué l'histoire du site et témoin direct du déclin industriel français, il livre aujourd'hui un récit sans concession dans son ouvrage "L'Usine - Névroses d'une grève oubliée".

Dans cet entretien, il revient sur les conditions de travail à la chaîne, les luttes syndicales, les affrontements idéologiques entre organisations ouvrières et la fermeture progressive des grands sites industriels français.

De la CGT aux trotskystes, du Parti communiste à Jean-Luc Mélenchon, José Luis Toribio dresse un bilan sévère des forces qui prétendaient défendre les travailleurs. Il raconte également les grèves qui ont secoué PSA-Citroën et analyse les conséquences économiques, sociales et politiques de la désindustrialisation. Comment la France est-elle passée d'une grande puissance industrielle à un pays qui ne produit plus qu'une faible part de ce qu'il consomme ? Qui porte la responsabilité de cet effondrement ? Et la classe ouvrière a-t-elle encore un avenir dans la France du XXIᵉ siècle ?