Zooms

Zoom - Philippe Bilger - #MeToo : Quand l’idéologie submerge la justice

Publiée le 11/03/2025

Dans un ouvrage hautement inflammable intitulé "MeTooMuch ?", Philippe Bilger, magistrat honoraire et ancien avocat général à la Cour d'assises de Paris, examine la transformation du mouvement #MeToo. Initialement perçu comme une libération de la parole, Philippe Bilger estime que ce mouvement s'est mué en un "jeu de massacre" ciblant principalement les hommes célèbres, les rendant doublement présumés coupables en raison de leur notoriété et de leur genre. À travers l'analyse de diverses affaires en cours, l’auteur décortique les rouages de cette mécanique qu'il qualifie "d’infernale". Le personnage de son essai, un avocat de renom, s'interroge également sur sa propre vulnérabilité face à cette dynamique, se demandant si des actes passés pourraient le conduire à l'opprobre et à la condamnation. Ce livre propose une réflexion sur les dérives potentielles du mouvement #MeToo et sur l'impact médiatique et sociétal des accusations portées contre des personnalités publiques. Le temps presse : le tranchant glacé du couperet se rapproche dangereusement…

Zoom - Aude Mirkovic : Le droit naturel, une ressource contre l’arbitraire

Publiée le 19/01/2026

Maître de conférences et universitaire, Aude Mirkovic, présidente de Juristes pour l'enfance, est l’invitée de TVL à l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif "Le droit naturel, une ressource pour notre temps". Dans sa préface, l’auteur pose une question décisive : comment rechercher et trouver le juste dans l’élaboration du droit et dans les relations humaines ? Avec les experts réunis dans cet ouvrage, elle critique une conception du droit réduit à un simple produit de la volonté humaine. Cette approche est directement une remise en cause de l’article de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, selon lequel "la loi est l’expression de la volonté générale".

Aude Mirkovic rappelle que la volonté générale peut conduire à l’arbitraire si elle n’est pas ordonnée à une recherche exigeante du bien commun. Elle montre que le droit naturel n’est ni une morale religieuse déguisée, ni un frein à la démocratie ou au progrès. Un entretien essentiel pour comprendre ce qui fonde réellement la justice.