Zooms
Zoom - Philippe Colin-Olivier : Un polar entre Audiard et Frédéric Dard
Il a un sens aigu du burlesque, ses dialogues sont drôles et satiriques, l'hilarant Philippe Colin-Olivier revient sur TVL pour son dernier polar "Les cadavres n'ont pas toujours bonne mine". Se réclamant d'Audiard, le romancier nous plonge dans la vie du milliardaire Roland Arezzeau. L'homme est frappé d´une maladie neurologique. Affaibli, craignant pour sa sécurité, il engage deux gardes du corps singuliers : Costes et Bernstein. Une complicité inattendue naît entre le super-riche et les deux super-pauvres. Alors qu´il semble se rétablir, Arezzeau trépasse brusquement. A-t-il été assassiné ? Et par qui ? Nos deux compères se lancent dans une enquête doublement inspirée : venger le magnat… et mettre la main sur le magot. Un "thriller" joyeusement immoral !
Zoom - Jean-Frédéric Poisson : Le projet néo-libéral, la dictature du Bien
Et si nous vivions déjà dans un régime d’encadrement des comportements… sans véritablement nous en rendre compte ? Pour évoquer ce sujet, TVL s’est entretenu avec Jean-Frédéric Poisson, à l’occasion de la parution de son ouvrage "La Dictature du Bien".
Homme politique mais philosophe de formation, il défend une thèse forte : nos démocraties sont engagées dans un glissement progressif vers une forme de “démocrature” - un système hybride où les apparences démocratiques subsistent, mais où la liberté réelle se trouve progressivement encadrée. En un mot : dictature camouflée et démocratie truquée règnent ! Pour l’auteur, le pouvoir ne s’impose plus frontalement : il devient diffus, moral, souvent invisible. Il évoque des mécanismes de simulacre démocratique, une concentration croissante du pouvoir exécutif, mais aussi des formes de contrôle plus subtiles. Les nouvelles technologies jouent évidemment un rôle clé, en permettant une surveillance fine mais réelle des comportements.
Jean-Frédéric Poisson introduit également le concept de "clanocratie", décrivant la captation des ressources publiques par des cercles de pouvoir restreints au seul détriment de la population.
Il avance enfin une idée plus dérangeante : “il n’y a pas de démocratie sans démocrates complices”. Dans cette perspective, il met en cause le rôle des médias, accusés d’avoir renoncé à leur fonction de contre-pouvoir pour devenir des complices voire des propagandistes de ce système de totalitarisme soft.
Il conclut : "Les néo-libéraux vous promettent la liberté, et vous vendent une cage" ! Jean-Frédéric Poisson offre, au-delà du diagnostic, les moyens de trouver la force d’un avenir commun. Ne nous laissons pas enfermer dans une cage !
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