Zooms

Zoom - Philippe Colin-Olivier : Un polar entre Audiard et Frédéric Dard

Publiée le 30/01/2024

Il a un sens aigu du burlesque, ses dialogues sont drôles et satiriques, l'hilarant Philippe Colin-Olivier revient sur TVL pour son dernier polar "Les cadavres n'ont pas toujours bonne mine". Se réclamant d'Audiard, le romancier nous plonge dans la vie du milliardaire Roland Arezzeau. L'homme est frappé d´une maladie neurologique. Affaibli, craignant pour sa sécurité, il engage deux gardes du corps singuliers : Costes et Bernstein. Une complicité inattendue naît entre le super-riche et les deux super-pauvres. Alors qu´il semble se rétablir, Arezzeau trépasse brusquement. A-t-il été assassiné ? Et par qui ? Nos deux compères se lancent dans une enquête doublement inspirée : venger le magnat… et mettre la main sur le magot. Un "thriller" joyeusement immoral !

Zoom - Diane de Bourguesdon : Prolophobie, un racisme systémique !

Publiée le 06/04/2026

Diane de Bourguesdon est consultante en stratégie et en communication, et développe en parallèle une réflexion critique sur les fractures sociales contemporaines. Elle écrit régulièrement dans les colonnes du Figaro et du JDD.

Avec "Les Indésirables - Prolophobie", elle signe son premier essai, consacré à un phénomène encore peu nommé mais largement perceptible : le mépris social et culturel envers les classes populaires. À travers une analyse incisive et dérangeante, elle met en lumière les mécanismes qui contribuent à disqualifier une partie du peuple : "La prolophobie est une réalité sociale structurante. Ce n’est pas un phénomène marginal mais central. On construit le peuple des indésirables et des invisibles, voué à l’extinction à bas bruit".

L’auteur s’attache à montrer que ce mépris n’est pas toujours explicite, mais qu’il s’exprime souvent de manière diffuse, à travers le langage, les représentations et les normes sociales dominantes et soumises au wokisme. L’ouvrage interroge ainsi la place accordée aujourd’hui aux classes populaires dans le débat public et dans l’imaginaire collectif.

En donnant à voir cette fracture, Diane de Bourguesdon propose une lecture à la fois sociale et politique de la société française contemporaine, bloquée entre des élites déconnectées et les promoteurs et autres collabos de la "Nouvelle France".