Zooms
Zoom - Philippe d’Iribarne : L’idéologie post-moderne fracture le monde chrétien
Philippe d’Iribarne, anthropologue et intellectuel reconnu, est l’auteur de nombreux livres traduits dans une dizaine de langues à travers le monde. Il analyse, de longue date, la place des cultures et des religions au sein des sociétés modernes. Ces réflexions aboutissent à un nouvel ouvrage qui suscite le débat : "Au-delà des fractures chrétiennes".
Le postulat retenu par l’auteur est le suivant : depuis des décennies, les catholiques sont profondément divisés. Et tout le livre cherche à comprendre, sans prendre parti, les raisons de cet affrontement entre chrétiens dits progressistes et chrétiens dits traditionalistes. Pour Philippe d’Iribarne, cette fracture, antérieure au Concile Vatican II, s’explique réellement par la mutation idéologique qui s’est produite au milieu du XXème siècle au sein du monde occidental et qu’il qualifie de post-modernité. L’auteur affirme que l’Eglise ne peut se libérer de l’emprise post-moderne qu’en s’engageant dans une démarche de vérité sur le monde comme sur elle-même.
Zoom - Antoine Cohen - Le revenu universel : un grand défi du XXIᵉ siècle
Antoine Cohen propose dans son ouvrage, "Les grands défis du XXIᵉ siècle", une réflexion ambitieuse sur les grands axes qui façonneront notre siècle. Formateur dans l’enseignement supérieur et titulaire d’un master en entreprenariat, il analyse avec méthode les mutations démographiques, écologiques, économiques et technologiques qui bouleversent les sociétés contemporaines. À travers une approche prospective, il cherche à comprendre comment les nations pourront préserver leur stabilité et leur capacité d’action dans un monde en recomposition permanente. L’auteur défend l’idée que la souveraineté demeure un levier essentiel pour protéger les intérêts des peuples et garantir l’efficacité des décisions publiques.
L’un des chapitres les plus marquants de l’ouvrage est consacré à la question du revenu universel. Alors que ce concept a longtemps été associé à une lecture essentiellement située à gauche de l’échiquier politique, Antoine Cohen estime qu’il échappe désormais aux catégories idéologiques classiques. Il montre que cette idée s’impose progressivement comme une réponse possible aux bouleversements provoqués par l’automatisation, l’intelligence artificielle et les transformations du travail. Mais l’auteur pousse surtout la réflexion plus loin : que devient une société qui ne fait plus du travail le cœur de son organisation collective, de son identité et de son lien social ? Pour Antoine Cohen, le XXIᵉ siècle n’est pas la fin du monde, mais bien la fin d’un monde, celui sur lequel reposaient jusqu’ici nos repères économiques, sociaux et culturels.
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