Zooms

Zoom - Philippe de Laitre : Saint-Exupéry, portrait d’un vrai anticonformiste

Publiée le 16/05/2024

Passionné de littérature et admirateur de Saint-Exupéry, Philippe de Laitre nous livre dans "Saint-Exupéry - Au-delà du Petit Prince", le portrait touchant d’un anticonformiste. Car Antoine de Saint-Exupéry est un paradoxe. De tradition chrétienne, il admire Nietzsche. Aventurier, il chérit son foyer. On lui prête une certaine candeur… c’est oublier sa mélancolie profonde, qui l‘engage dans une quête de sens. Il en trouvera dans l’action collective de l’aérospatiale et plus tard, dans les remous de la Seconde guerre mondiale.

Pour Phillipe de Laitre, Saint-Exupéry souffre d’un malentendu. Critique de la démocratie libérale, sceptique envers les valeurs de la République, on a fait de lui un héros de la nation. Contempteur du matérialisme, on a imprimé son effigie sur un billet de banque. Nostalgique du monde pré-moderne, son livre le plus désenchanté, "Le Petit Prince", est devenu une entreprise florissante qui multiplie les produits dérivés. Tout au long du livre, l’auteur cherche à faire tomber ce "Saint-Ex" qui ne lui ressemble pas pour mieux nous permettre de redécouvrir le héros, le penseur, le poète.

Zoom - Jean-François Vivier - Sedan 1870 : la chute de Napoléon III en image

Publiée le 03/11/2026

Alors que le Second Empire semble solidement installé depuis près de vingt ans, qu’un plébiscite vient de conforter Napoléon III et que des réformes sont en cours, un dangereux engrenage pousse la France dans la guerre contre les Etats allemands. Pourtant, l’empereur est malade, l’armée impériale mal préparée, et les va-t-en-guerre se trompent lourdement.
Le 1er septembre 1870, à Sedan, tout bascule. Dans "Sedan – 1870", septième album de la collection « Les grandes batailles de l’Histoire de France », le scénariste Jean-François Vivier et le dessinateur Emmanuel Cerisier racontent avec précision et souffle cette débâcle décisive qui met fin à l’Empire et ouvre la voie à la IIIe République. Jean-François Vivier évoque cette période charnière souvent mal connue : du travail de documentation, des choix narratifs (notamment le point de vue de Napoléon III) et de la manière de raconter l’Histoire en bande dessinée.