Zooms

Zoom - Rémi Tell : Covid, guerres, éthique : la sidération organisée

Publiée le 07/05/2024

Covid, guerres, ruptures anthropologiques... la particularité du moment présent est de ne pas comprendre ce qui nous arrive. La philosophe Simone Weil le résumait déjà ainsi en 1934 : "jamais les hommes n'ont été plus incapables de soumettre leurs actions à leurs pensées, mais même de penser". Le journaliste Rémi Tell, auteur de "A l'encre du néant", tente de rassembler les pièces du puzzle pour dénoncer l'emballement de la société technicienne. Il appelle la jeunesse à harceler l'oligarchie, à une alliance entre les patriotes et la gauche radicale contre l'idéologie progressiste qu'il qualifie de satanique. Des guerres en Ukraine au Proche-Orient, Rémi Tell évoque un scénario otanesque dont l'objectif serait de justifier l'effondrement économique. Mais, dit-il, "malgré ses faiblesses évidentes, il ne faut jamais désespérer du peuple français". 

Attentat du Bataclan, dix ans après, rien n’a changé ! Le Zoom - Daniel Habrekorn - TVL

Publiée le 24/02/2026

Écrivain et poète, Daniel Habrekorn est le propriétaire du Bataclan, salle mythique frappée par l’attentat islamiste du 13 novembre 2015. Dix ans ont passé. Invité de TVLibertés pour son livre sobrement intitulé "Bataclan" (Robert Laffont), il revient sur cette nuit tragique qui fit 130 morts et 350 blessés graves.

Présent au matin du 14 novembre devant sa salle dévastée, il évoque un sentiment de "courageux amateurisme". Il pointe sévèrement du doigt la pluralité des commandements, les rivalités entre services, un cloisonnement paralysant et les carences du renseignement français. S’il salue sans réserve le courage des policiers engagés ce soir-là, il met en cause la responsabilité politique au sommet de l’État. Il affirme avoir souhaité et attendu la démission de François Hollande, ainsi que celle du ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve.

Après une année de travaux, le Bataclan a rouvert ses portes en 2016 et vient de célébrer ses 160 ans. Depuis 115 ans, la famille Habrekorn veille sur cette scène historique. Pour son grand-père, son père et lui, le Bataclan n’est pas qu’une salle : c’est la mémoire vivante des milliers d’artistes qui s’y sont produits et qui ont marqué son histoire.