Bistro Libertés
Bistro Libertés "spécial Epstein - pédocriminalité" avec Karl Zéro
Les 78 agents du périscolaire suspendus et l’affaire Epstein, dont 2% des pièces seulement sont dévoilées, montrent que la France est tristement l’épicentre de la pédo-criminalité en Europe.
L’invité spécial d’Éric Morillot est l’animateur télé célèbre Karl Zéro qui se consacre depuis toujours à la lutte contre la pédocriminalité. Il vient nous présenter son livre "Dans la peau d’Epstein", une enquête sans précédent sur une affaire qu'il a été le premier à dénoncer.
Il est entouré par les plus grands spécialistes de la pédocriminalité :
- Laurence Beneux, journaliste et auteur
- Maxime de l'association Wanted Pedo
- Myriam Palomba, journaliste
- Pierre Barnérias, réalisateur
Karl Zéro commence sa carrière dans les médias comme dessinateur dans Jalons, le journal très tendance de son frère Basile de Kock à l'aube des années 80. L'absurde dans l'humour est sa marque de fabrique. Il se fait un nom et les grands médias multiplient les collaborations : Radio Nova, Métal Hurlant, les journaux très woke Globe et Actuels, L'Écho des Savanes, Europe 1 et TF1. Puis c'est le triomphe avec Canal + aux côtés d'Antoine de Caunes dans Nulle Part Ailleurs.
On se l'arrache alors pour sa seconde marque de fabrique, l'impertinence. C'est la consécration avec "Le vrai journal" sur Canal + qui servira de matrice pour "Le Petit Journal" de Yann Barthès.
Il se fait l'écho des révélations que lui fait le tueur en série Patrice Allègre. Et c'est un tournant dans sa vie. Cette affaire lui révèle les connexions entre le monde du pouvoir et la déviance sexuelle. C'est là qu'intervient sa troisième marque de fabrique : le courage. Et comme il n'a peur de rien, il devient dangereux. Canal + décide donc de mettre fin à son émission, qui est pourtant un monument dans le paysage audiovisuel français. Il crée en 2015 Karl Zéro Absolu, sa chaîne YouTube.
Il y a deux ans, il était venu sur ce plateau pour la sortie du film "Sound of freedom", un Bistro Libertés totalisant près d’un demi million de vues.
Sans lui, les crimes pédophiles n’auraient pas eu en France la visibilité qu’on leur connait.
Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival
Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions.
Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.
Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.
Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".
C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.
C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.
Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.
Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.
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