Bistro Libertés

La vision russe de Xenia Fedorova à Bistro Libertés

Publiée le 05/03/2025

Xenia Fedorova, présidente-fondatrice de Russia Today France, est l’invitée spéciale d’Eric Morillot, accompagnée des sociétaires André Bercoff, Anne-Laure Bonnel, Philippe Pascot et Nicolas Conquer.

La fermeture de C8 fait tragiquement écho à celle de RT France dès le début de la guerre en Ukraine. Cela témoigne du refus de permettre la diffusion de points de vue contradictoires qui est pourtant la base de la démocratie.

Cette "cosaque de l’info" a été finaliste d’un prix TEFI, équivalent russe des Emmy Awards, pour sa couverture du conflit en Géorgie en 2008. Elle publie ce jour "Bannie - Liberté d'expression sous condition", un livre choc qui dénonce l’organisation de la désinformation en France et les manœuvres qui ont conduit à la fermeture de RT France. 

Emmanuel Macron l’a accusée d'être un agent du Kremlin… comme s’il était anormal pour un journaliste d’exposer le point de vue de son propre pays comme le fait la BBC, qui émet dans le monde entier en 40 langues.

 

Au programme de cet épisode :

Russie/Ukraine : quelle place pour la désinformation dans le paysage audiovisuel français ?

Médias mainstream vs médias alternatifs : qui remportera le combat ?

Interdiction de RT puis de C8 : à qui le tour ?

La France est telle toujours le pays de la liberté d’expression ?

Quels sont les nouveaux visages de la censure ?

Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival

Publiée le 01/04/2026

Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions. 

Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.

Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.

 

Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".

C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.

C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.

Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.

Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.