Passé Présent

Le Nouveau Passé-Présent avec Frédéric Le Moal - Les hommes de Mussolini, de l'adoration à la trahison

Publiée le 08/01/2025

Dans la soirée du 24 juillet 1943 se déroule le premier acte d’une pièce digne d’une tragédie antique où se mêlent trahison et fidélité, qui va conduire à la chute du régime qui préside aux destinées de l’Italie depuis 21 ans et de celui qui l’incarne : Benito Mussolini. Dans un huis clos étouffant, le Duce est destitué par des hommes qui pourtant l’entourent depuis ses débuts, et ont, ou ont eu, pour lui une véritable fascination. Alors qui sont ces hommes, les chefs fascistes, les hommes de Mussolini ? Réponse avec notre invité, Frédéric Le Moal.

 

La Revue d'Histoire européenne

Passé-Présent avec Eric Anceau - Histoire de France vs Histoire globale

Publiée le 28/01/2026

Depuis les années 1970, l’histoire de France est devenue un champ de bataille intellectuel. Récit national accusé d’être dépassé, continuité historique remise en cause, figures fondatrices relativisées, frontières culturelles diluées : une partie de l’historiographie contemporaine revendique désormais une lecture fragmentée, décentrée, parfois explicitement déconstructiviste de notre passé.
LHistoire mondiale de la France, dirigée par Patrick Boucheron, les approches post-nationales ou mémorielles ont ainsi profondément modifié la manière de raconter l’histoire, au risque, selon leurs critiques, de dissoudre la cohérence historique française dans une juxtaposition d’événements, de thèmes et de points de vue.

À l’heure où l’histoire est de plus en plus instrumentalisée dans le débat public, une question centrale se pose : peut-on encore écrire une histoire de France cohérente, sans la dissoudre dans le mondial ou la déconstruire au nom du présent ?
Pour répondre à cette question Passé/Présent donne la parole à 
Éric Anceau, auteur et directeur d'une "Nouvelle Histoire de France" (Passés/Composés, 2025) un ouvrage monumental réunissant une centaine d’historiens, ouvrage qui entend replacer l’État, les institutions, les conflits, les héritages culturels et les dynamiques sociales au cœur de l’analyse, sans repentance ni célébration artificielle.