Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent - Castillon, 17 juillet 1453, la France gagne la guerre de Cent Ans
Le 17 juillet 1453, près de Castillon en Guyenne, les troupes françaises infligent une défaite décisive aux forces anglaises commandées par John Talbot. Cette bataille marque la fin militaire de la guerre de Cent Ans, avec le retour durable de la Guyenne dans le giron capétien. Elle illustre aussi une transformation majeure de l’art de la guerre au XVe siècle, avec l’emploi massif de l’artillerie et une armée française désormais organisée, permanente et centralisée.
Malgré son importance stratégique, cette victoire reste peu connue en France, souvent éclipsée par d'autres épisodes du conflit comme Azincourt ou Poitiers.
Dans cette émission de Passé/Présent, Julien Adam, historien, revient sur les faits, les acteurs et les enjeux de cette bataille à partir de son livre Castillon – 17 juillet 1453, publié chez Historic’One dans la collection Les Batailles oubliées. Un travail rigoureux qui éclaire un moment-clé du Moyen Âge.
La Revue d'Histoire européenne : https://bit.ly/3HIZClA
Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire
Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.
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