Les Conversations
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Boualem Sansal : L'Algérie est détruite (2ème partie)
Voici la seconde partie de nos Conversations avec Boualem Sansal (pour mieux la saisir, il est conseillé de se reporter à la première, diffusée le 24 mai dernier). Entre temps, le célèbre écrivain algérien est devenu franco-algérien puisqu’il vient d’obtenir cette année la nationalité française. C’est d’ailleurs sur l'épineuse question des relations franco-algériennes que nous avons relancé la conversation : comment comprendre, 62 ans après la création de la République socialiste, que la symbiose avec la France, qui l’a créée de toutes pièces, symbiose tant voulue par Paris au prix d’innombrables concessions, ait échoué au point que les deux Etats que tout devrait pousser à s’entendre, soient désormais "face à face" ? Et cela alors même que, dans le monde nouveau où émergent les BRICS, les coopérations seraient si utiles aux deux parties, notamment grâce au cadre de la francophonie ? Boualem Sansal, né en 1949 et devenu ces vingt dernières années, l'un des écrivains de langue française les plus lus à travers le monde poursuit ici, avec un charme inimitable, le récit de sa vie, exprimant sans détour ses conceptions du monde, farouchement ans-islamistes et anti-totalitaires, ainsi que ses projets, ou ses rêves, politiques…
Les Conversations de P-M Coûteaux n° 80 - Christian Combaz, un prophète très français (2ème partie)
C’est une grande chance de connaitre Christian Combaz depuis des décennies, et je ne renonce pas à converser ici avec lui comme nous l’avons toujours fait. Si j’ai souhaité que les commentaires soient désactivés, c’est que, cette fois comme toujours, je n’ai guère envie de rompre le charme, même si je comprends que ceux qui attendent à toutes forces une sorte "d’interviou" sur le mode moderne soient déçus, comme serait sans doute déçu, et d’aventure hargneux, le client d’un salon de thé qui exigerait bière et choucroute, alors qu’il n’a qu’un thé, et quelques parfums de théière. Une conversation entre deux vieux amis n’a-t-elle pas aussi son charme - et, peut-être son utilité, si l’on veut bien dépasser ce que les échanges télévisés dûment préparés et balisés peuvent avoir parfois d’artificiel ? Ici nous réunit une fois de plus, de plein pied, le grand souci que nous avons partagé de longue date sur la France en butte à la colonisation culturelle "atlantique" que cet écrivain de bonne race a affrontée toute sa vie, sans jamais renoncer à rendre la France libre. De cette liberté profonde, l’ami Combaz garde les mannes et, même, en aperçoit les voies de renouveau - pas toujours rationnelles, mais d’autant plus réjouissantes que, je l’ai vérifié maintes fois, il a souvent raison avant tout le monde. On peut être français, de la glorieuse tendance franchouillarde, et être prophétique : ne boudons donc pas notre plaisir !
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