Les Conversations

Les Conversations : Jean-Marie le Pen, sur le ton de la confidence (Episode 1)

Publiée le 30/01/2022
Après ses dernières conversations avec Eric Zemmour et Bernard Lugan, dont le cycle s’est achevé le mois dernier, Paul-Marie Coûteaux est allé rencontrer chez lui un monument de notre époque, Jean-Marie Le Pen. L’ambition n’est pas mine : il s’agit d’explorer de quoi est fait l'univers intérieur du "Menhir" en sortant délibérément du cadre politique dans lequel on l’a toujours connu. Gageure ? Le vieil homme se confie au "Nouveau Conservateur" avec plus de facilité qu’on aurait pu le croire, parlant de sa vie spirituelle aux approches de la mort, des épisodes les plus marquants de sa vie personnelle, de ses attachements fondamentaux, de ses goût, etc. Voici, sur le ton de la confiance amicale, la première de trois émissions qui sans doute en surprendront beaucoup.

Les Conversations avec Jean-Christian Petitfils - Révolution Française : Souveraineté usurpée & mécanique de la Terreur

Publiée le 08/11/2026

A l’heure où la mythologie républicaine jette en France ses derniers feux, poursuivons avec Jean-Christian Petitfils notre relecture de la Révolution française, en nous attachant aux faits. Comme nous l’avons vu dans une première conversation, l’engrenage de l’année 1789 procède d’une série de malheurs qui se sont abattus sur la France sans discontinuer depuis 1786 : coût du soutien à la Révolution américaine, désastres climatiques répétés, mauvaises récoltes, gestions hasardeuses de ministres dépensiers tels Necker, acharnement de la Couronne britannique à prendre sa revanche… Le fait majeur, la soudaine décision d’une partie des députés du Tiers état de se déclarer "Assemblée nationale" fut, en juin, un pur coup de force qui laissa sans réaction un Roi déboussolé par la mort, quelques jours plus tôt, de son fils - un Roi au tempérament pacifique qui ne comprit pas que c’était la souveraineté royale elle-même qui se trouvait confisquée. Coup de force qui était pourtant un coup d’Etat, si brutal qu’il s’ensuivit dès les semaines suivantes de violentes émeutes, dont la prise de la Bastille, et des déséquilibres institutionnels qui allaient plonger la France dans des violences puis des guerres prolongées jusqu'à Waterloo.Comme le résume Emmanuel de Waresquiel, la Révolution française plongea la France dans une longue série de terreurs, à Paris d’abord puis, assez vite, en province, qui ouvrit l’engrenage de la guerre. Œuvre d’une minorité agissante, elle n’instaura nullement la démocratie, insiste Petitfils - créant cependant une série d’institutions nouvelles que les Français tiennent pour un acquis, mais qui n’en est pas moins soumis aujourd’hui à un vaste examen critique.