Les Conversations

Les Conversations : Jean-Marie le Pen, sur le ton de la confidence (Episode 1)

Publiée le 30/01/2022
Après ses dernières conversations avec Eric Zemmour et Bernard Lugan, dont le cycle s’est achevé le mois dernier, Paul-Marie Coûteaux est allé rencontrer chez lui un monument de notre époque, Jean-Marie Le Pen. L’ambition n’est pas mine : il s’agit d’explorer de quoi est fait l'univers intérieur du "Menhir" en sortant délibérément du cadre politique dans lequel on l’a toujours connu. Gageure ? Le vieil homme se confie au "Nouveau Conservateur" avec plus de facilité qu’on aurait pu le croire, parlant de sa vie spirituelle aux approches de la mort, des épisodes les plus marquants de sa vie personnelle, de ses attachements fondamentaux, de ses goût, etc. Voici, sur le ton de la confiance amicale, la première de trois émissions qui sans doute en surprendront beaucoup.

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Jean-Christian Petitfils - Révolution américaine, dettes de Necker : les causes de la Révolution

Publiée le 11/10/2026

Certains livres sont des événements. Jean-Christian Petitfils, travailleur infatigable qui n’est pas sans raison celui de nos historiens dont les ouvrages connaissent la plus large audience, s’est déjà confié pour TVL, relatant sa vie dans une première Conversation diffusée voici trois ans. Il y revint pour nous sur les titres les plus marquants d'une œuvre foisonnante, notamment une biographie ou une "historiographie" de Jésus et celles des cinq rois bourbons. On attendait le couronnement, si l’on peut dire : une histoire complète de la Révolution française. La voici, monumentale, l’auteur déployant au long de mille et une pages toutes les qualités qu’on lui connait : un talent de plume devenu rare, le soin de saisir l’événement en le plongeant dans l’époque, alliant l’étude de caractères à la sociologie, l’économie à l’histoire des idées - et le courage de détruire quelques idées reçues, dussent quelques vieilles gloires républicaines sortir du Panthéon… Nous avons dû insérer les aspects de cet événement immense et répartir une suite d’entretiens entre quelques grands sujets. Commençons par les causes principales du processus révolutionnaire, moins "démocratique" qu’il ne fut dictatorial, moins libérateur qu’il ne fut terroriste, et moins mécanique qu'il ne fut le résultat d'une suite de circonstances malheureuses - tout ayant pu, à tout moment être rattrapé. Il faut dire que, après les énormes dépenses de la guerre d’Amérique, les dettes qu’accrut au-delà de toute raison M. Necker, banquier suisse et protestant, avaient de quoi ébranler un édifice monarchique qui, certes fragile, loin de l’absolutisme qu’on lui prête aujourd’hui, n’en avait pas moins assuré la prééminence mondiale incontestée de la France - au risque de susciter nombre de jalousies qui se révéleront acharnées...