Les Conversations
Les Conversations n°41 de P-M Coûteaux avec Eric Zemmour : La France peut être sauvée par les livres
Il était temps que nous nous arrêtions ! Nous avions décidé de ne pas évoquer le moindre sujet politique, mais finalement, nous avons presque failli aborder notre "Grande Querelle". C’est ainsi que nous avons dû conclure, sur une note restée certes légère, une longue conversation sur les livres, et la tradition toute littéraire qui fit la France : que lire, comment lire, pourquoi lire ? Voici un modèle : depuis son plus jeune âge, Eric Zemmour lit beaucoup, relit encore, devenant au fil du temps l'"honnête homme" que s’employait à former ce "monde ancien", que nous aimons tant l’un et l’autre - et qui reste la matrice de la France à venir, si la France veut avoir un avenir. L’ami Zemmour fait en somme ce que De Gaulle recommandait : "Aux Français, parlons de la France". Depuis plus de vingt ans, il "fait la classe à la France", particulièrement à ces jeunes qui l’on rejoint en grand nombre à la faveur d’une campagne présidentielle dont nous reparlerons plus tard. C’est qu’il vit et parle d’abord par les livres, ceux qu’il écrit et ceux qu’il lit, et par cet insatiable goût de la lecture qui seul sauvera notre civilisation guettée par tant de barbaries…
Les Conversations n°81 de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca - De Gaulle l’anti-Trump ? Quand la France parlait au monde
Après deux conversations consacrées à son métier de journaliste, puis à deux de ses ouvrages les plus marquants ("Histoire secrète de la droite française" puis "L’ami américain"), ouvrages qui l’imposèrent comme l'un des meilleurs historiens du XXème siècle (voir Conversations n° 73 et n°75), venons-en au monument qu’Eric Branca consacra en 2020 aux relations entre le général De Gaulle et quelques-unes des grandes figures historiques qu’il a rencontrées, qui l‘ont marqué et qu’il a sans doute beaucoup marquées en retour : Franco, le cardinal Roncalli (futur pape Jean XXIII à l’élection duquel il a puissamment contribué), Staline dont il dresse un portrait stupéfiant, Ben Gourion, Nasser (le seul qu’il n’ait pas rencontré physiquement, mais qu’il a influencé de plusieurs façons), ainsi que deux présidents des Etats-Unis, Kennedy et Richard Nixon, qui reconnaîtront ce qu’il doivent à celui qui était alors "la voix de la France" et qui portait une conception, non seulement de la diplomatie française mais aussi des relations entre puissances très éloignée de celle qui prévaut aujourd’hui. L'esprit contemporain ne saisit plus l’époque où la profondeur historique des Etats l’emportait sur les fixations idéologiques - quand, par exemple, le gouvernement de la Libération noua des relations avec Franco, quand ce dernier protégeait obstinément Fidel Castro, quand, en décembre 1944, De Gaulle tient à s’allier avec l’Ogre du Kremlin, quand Nasser faisait pendre les dirigeants communistes au Caire pendant qu’il s’alliait à la Russie soviétique et quand, déjà, Washington poussait contre lui les Frères Musulmans... Il y a dans cette conversation, en filigrane, une leçon de diplomatie classique qui découvre, outre un De Gaulle méconnu, ce que pourrait être une diplomatie française renouvelée, inspiratrice d’un ordre mondial fort éloigné, quant à l’inspiration, aux principes et à la forme, de celui que tente d’imposer l'erratique M. Trump...
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