Les Conversations

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°72 - Hugues Reiner : La musique française a-t-elle disparu ? (2ème partie)

Publiée le 30/11/2025

Suite de notre conversation pleine d’imprévus avec le chef d’orchestre et compositeur Hugues Reiner. Sa personnalité volcanique et sa vitalité hors pair en ont séduit beaucoup, mais il leur reste à découvrir la suite de son parcours, toujours plus inattendu, jusqu’au grand concert qu’il organise le 11 décembre 2025 en l’église Saint Sulpice de Paris (20h45). Au programme, sa "Cantate Charles de Gaulle" puis ce Requiem de Mozart qui reste son monument de prédilection. Venez nombreux !

Mais à travers cette conversation se pose une grave question qui concerne tous les Français. Car, si tout peuple est formé par la conscience de ses intérêts propres, de son histoire, de sa langue, il l’est aussi, bien qu’on y songe trop peu, par sa musique. Langue, images et sons forment son imaginaire et, en retour, peuvent aussi bien le déformer quand images et sons lui sont imposés par d’autres. Nous l’éprouvons à longueur de journée en subissant d’affreuses "musake", comme dit Renaud Camus, dont les ascenseurs, les bars, restaurants, supermarchés, radios et télévisions s’acharnent à nous mettre la bouillie au fond des oreilles, c’est-à-dire de nos cerveaux - parfois concurrencées par les danseries maghrébines que des provocateurs font hurler à dessein. La guerre culturelle se fait, autant que par l’image, par la musique…

Et si les Français redécouvraient la musique française, sa tradition lointaine, sa richesse contemporaine, son immense portée spirituelle et intellectuelle ? Ceux qui ont fait la chrétienté ont su l’immense résonance dans les esprits et les cœurs du chant dit "grégorien", comme l’ont su aussi nos rois musiciens, Louis XIII et son fils Louis XIV dont on a pu dire que le long règne fut une "dictature de Lully". Nos Républiques le surent aussi : la première pourchassa la fois la musique de cour et la musique sacrée, tandis que, dès ses débuts, la IIIème République encouragea la "musique française", extraordinaire foisonnement musical dont Fauré, Ravel et Debussy ne furent que de beaux exemples parmi tant d‘autres, tout cela pour faire pièce à l’omniprésence de la musique allemande qui, après Sedan, sonna aux oreilles françaises comme une provocation. Plus tard, Malraux conçut une véritable "politique de la musique", qu’il confia à l’immense Marcel Landosky, puis Pompidou favorisa de mille façons Pierre Boulez, avant que Jack Lang n'invente la "fête de la musique" pour que toute musique dite classique fut une fois pour toute recouverte par le brouhaha des supposées "musiques du monde".  Et maintenant où en sont les Français avec leur musique ?

Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux n°78 avec Hervé Juvin (2ème partie) - "Qui mourra en premier : l’Occident ou le corps des occidentaux ?"

Publiée le 22/02/2026

Attention, le contenu de cette émission est explosif. Voici l’une des Conversations les plus profondes depuis les origines de notre série voici bientôt dix ans. 

Dans une première rencontre ("Mesurons-nous le basculement du monde ?"), Hervé Juvin a dévoilé le premier de ses moteurs intimes : un immense appétit du monde, qui l’a conduit à découvrir, aussi profondément qu’il est possible ("par la peau", dit-il), un grand nombre de pays - au point d’en conseiller quelquefois les élites politiques, ou commerciales, voire les gouvernements. Nous découvrons ici son itinéraire intellectuel : ses ouvrages publiés chez Gaillard avec la complicité constante de Pierre Nora et Marcel Gauchet, son passage au Parlement européen (Groupe RN), les axes majeurs de son mouvement politique, les "Localistes", d’une grande actualité en cette période d’élections municipales,  pour en arriver à ce que sont à ses yeux les grandes questions du jour, toutes d’ordre écologique : la désertification de la France, le progressif empoisonnement des sols, la fin de l’agriculture artisanale qui fit l’humus de l’agriculture (et même de la culture française en son sens le plus large), la prise du pouvoir dans notre alimentation des consortiums allemands et états-uniens de l’agro-chimie, les atteintes au corps humain qui deviennent peu à peu irréversibles quand le corps de l’homme moderne, abandonné aux saccages de la restauration rapide devenue empoisonnement rapide, est littéralement gangrené par la chimie. Écoutons Juvin : l’avenir de l’Occidental est l’obésité, le diabète généralisé, l’infertilité et la dépopulation, les cancers précoces, les maladies dégénératives etc. Ecoutons aussi la réponse de cet ancien élu RN quand je lui pose cette question : que pense Marine Le Pen de tout cela ? Succulent… En revanche, quelles perspectives politiques s’ouvrent aux authentiques Conservateurs tels qu’a entrepris de les réunir le "Nouveau Conservateur" ! 

Il est vivement conseillé aux fidèles des Conversations de suivre celle-ci, qui ouvre des abysses d’inquiétudes - ou d’effroi. En un mot, Juvin nous pose une drôle de question : qui va disparaitre le plus vite, l’Occident politique et ses délires ou… le corps même des Occidentaux ?