Les Conversations
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec John Laughland - Les sources pourries du sous-empire bruxello-germanique
Bien qu’il ait plusieurs ascendances européennes, John Laughland est l’archétype du Britannique tel que les Français les aiment : policé, cultivé et farouchement indépendant d’esprit. Né près de Windsor, pur produit de l’université d’Oxford, il connaît toute la gentry, et à peu près tous les premiers ministres des dernières décennies, de Thatcher à Johnson (et même Nigel Farage), il n’en fut pas moins l’un des premiers penseurs du Brexit, au point d’encourir les foudres d’un premier ministre européiste, Edward Heath. Son livre "The Tinted Source" décrit, le premier, les origines de la construction européenne qu’il trouve naturellement dans le sans-frontiérisme large, très large de la politique allemande traditionnelle. Les conséquences coulent d’elles-mêmes : il est délicieux de suivre ce Britannique devenu catholique, version traditionnelle, raconter une vie surprenante avec sa faconde incomparable.
Les Conversations de P-M Coûteaux n°79 (1ère partie) - Christian Combaz, complotiste ou prescient ?
Nul ne sait où il vit (ce serait, parait-il, dans un village à la fois reculé et très avancé du Sud-Ouest...), mais tout le monde connait Campagnol, alias Christian Combaz. Mais le connaît-on en toutes ses facettes ? Jeune provincial monté tôt à Paris, dont il a tôt fait de devenir, dans les années 70, une coqueluche littéraire (son "Eloge de l’âge" connait un tel succès qu’il accède immédiatement à la célébrité), il fut longtemps chroniqueur au Figaro comme au Figaro-Magazine ; mais, peu à peu, la liberté de son style comme de ses idées, tranquillement nationales, le rend suspect, comme sont suspectes certaines de ses intuitions ou prédictions, d’autant plus que, bien souvent, elles s’avèrent exactes. Grand voyageur, il se prend d’affection pour Budapest (qui donnera son fameux "Roman de Budapest"), comme de l’Europe de l’Est en général, puis dirige pour le ministère des Affaires étrangères des instituts culturel français, à Milan ou Saragosse. Les années passant, il sent la civilisation française fléchir année après année, lentement submergée par la colonisation du méli-mélo états-unien. Par la plume et par la voix (il faut impérativement le suivre sur ses "réseaux sociaux"), il la pourfend avec une constance qui a davantage nui à sa carrière qu’à sa lucidité, et à sa formidable liberté.
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