Les Conversations
Les Conversations n°81 de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca - De Gaulle l’anti-Trump ? Quand la France parlait au monde
Après deux conversations consacrées à son métier de journaliste, puis à deux de ses ouvrages les plus marquants ("Histoire secrète de la droite française" puis "L’ami américain"), ouvrages qui l’imposèrent comme l'un des meilleurs historiens du XXème siècle (voir Conversations n° 73 et n°75), venons-en au monument qu’Eric Branca consacra en 2020 aux relations entre le général De Gaulle et quelques-unes des grandes figures historiques qu’il a rencontrées, qui l‘ont marqué et qu’il a sans doute beaucoup marquées en retour : Franco, le cardinal Roncalli (futur pape Jean XXIII à l’élection duquel il a puissamment contribué), Staline dont il dresse un portrait stupéfiant, Ben Gourion, Nasser (le seul qu’il n’ait pas rencontré physiquement, mais qu’il a influencé de plusieurs façons), ainsi que deux présidents des Etats-Unis, Kennedy et Richard Nixon, qui reconnaîtront ce qu’il doivent à celui qui était alors "la voix de la France" et qui portait une conception, non seulement de la diplomatie française mais aussi des relations entre puissances très éloignée de celle qui prévaut aujourd’hui. L'esprit contemporain ne saisit plus l’époque où la profondeur historique des Etats l’emportait sur les fixations idéologiques - quand, par exemple, le gouvernement de la Libération noua des relations avec Franco, quand ce dernier protégeait obstinément Fidel Castro, quand, en décembre 1944, De Gaulle tient à s’allier avec l’Ogre du Kremlin, quand Nasser faisait pendre les dirigeants communistes au Caire pendant qu’il s’alliait à la Russie soviétique et quand, déjà, Washington poussait contre lui les Frères Musulmans... Il y a dans cette conversation, en filigrane, une leçon de diplomatie classique qui découvre, outre un De Gaulle méconnu, ce que pourrait être une diplomatie française renouvelée, inspiratrice d’un ordre mondial fort éloigné, quant à l’inspiration, aux principes et à la forme, de celui que tente d’imposer l'erratique M. Trump...
Les Conversations de Paul-Marie Coûteaux avec Lorrain de Saint Affrique (1ère partie) - Le vrai visage de Jean-marie Le Pen
Né dans une vieille famille du Rouergue au sein de la haute société protestante, Lorrain de Saint Affrique incarne l’aristocrate d’autrefois : sens aigu de la liberté, immense culture et savoir-vivre à la française. Après un début de carrière auprès de Valéry Giscard d’Estaing et Bernard Rideau à l’Élysée en 1974, cet esprit libre refuse la soumission euro-atlantiste. Le destin le conduit vers Jean-Marie Le Pen. Par un véritable coup de foudre, il place son talent au service du président du Front National et devient, pendant des décennies, son plus proche collaborateur – le dernier compagnon du Menhir.
Cette première conversation nous entraîne jusqu’à l’épisode du "détail" et aux années qui suivirent. Un parcours qui révèle un désintéressement, une lucidité et une liberté de ton rares, marque d’un esprit aristocratique aujourd’hui disparu.
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