Les Conversations
Les Conversation de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca n°75 (2ème partie) : Ami Américain ou Ennemi Etats-unien ?
Longtemps directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Eric Branca, qui juge que la bataille de l’Histoire est la mère de toutes les batailles idéologiques, construit depuis quinze ans une œuvre prodigieuse, revisitant l’Histoire du XXIème siècle sans aucun des tabous qui trompent nos regards, loin des contraintes et des dogmes qui balisent tout carrière universitaire. Son ouvrage le plus connu à ce jour "L’Ami américain", sans cesse réédité depuis sa parution en 2017, s’attaque à un mythe aussi trompeur qu’il est puissant, celui du grand allié "américain" (en fait états-unien) bienveillant et protecteur. Consacrant de longues années à dépouiller les archives de nos service secrets et de nos centres décisionnaires de la IVème et Vème République, mais aussi celles des différentes bibliothèques et services de renseignement d’outre-Atlantique, ainsi qu'une multitude d'archives privées jusqu’alors mal connues (de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Algérie, de mai 68 notamment), il trace le portrait d’une "administration américaine" acharnée à contenir, contrôler ou détruire les piliers de la puissance française, au point de dire que "nuire à la France est une boussole constante de la politique de Washington". A l’écouter de près, se pose une question : Les Etats-Unis sont-ils des alliés, des adversaires ou des ennemis ?
Les Conversations n°81 de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca - De Gaulle l’anti-Trump ? Quand la France parlait au monde
Après deux conversations consacrées à son métier de journaliste, puis à deux de ses ouvrages les plus marquants ("Histoire secrète de la droite française" puis "L’ami américain"), ouvrages qui l’imposèrent comme l'un des meilleurs historiens du XXème siècle (voir Conversations n° 73 et n°75), venons-en au monument qu’Eric Branca consacra en 2020 aux relations entre le général De Gaulle et quelques-unes des grandes figures historiques qu’il a rencontrées, qui l‘ont marqué et qu’il a sans doute beaucoup marquées en retour : Franco, le cardinal Roncalli (futur pape Jean XXIII à l’élection duquel il a puissamment contribué), Staline dont il dresse un portrait stupéfiant, Ben Gourion, Nasser (le seul qu’il n’ait pas rencontré physiquement, mais qu’il a influencé de plusieurs façons), ainsi que deux présidents des Etats-Unis, Kennedy et Richard Nixon, qui reconnaîtront ce qu’il doivent à celui qui était alors "la voix de la France" et qui portait une conception, non seulement de la diplomatie française mais aussi des relations entre puissances très éloignée de celle qui prévaut aujourd’hui. L'esprit contemporain ne saisit plus l’époque où la profondeur historique des Etats l’emportait sur les fixations idéologiques - quand, par exemple, le gouvernement de la Libération noua des relations avec Franco, quand ce dernier protégeait obstinément Fidel Castro, quand, en décembre 1944, De Gaulle tient à s’allier avec l’Ogre du Kremlin, quand Nasser faisait pendre les dirigeants communistes au Caire pendant qu’il s’alliait à la Russie soviétique et quand, déjà, Washington poussait contre lui les Frères Musulmans... Il y a dans cette conversation, en filigrane, une leçon de diplomatie classique qui découvre, outre un De Gaulle méconnu, ce que pourrait être une diplomatie française renouvelée, inspiratrice d’un ordre mondial fort éloigné, quant à l’inspiration, aux principes et à la forme, de celui que tente d’imposer l'erratique M. Trump...
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