Les Conversations

Les Conversation de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca n°75 (2ème partie) : Ami Américain ou Ennemi Etats-unien ?

Publiée le 25/01/2026

Longtemps directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Eric Branca, qui juge que la bataille de l’Histoire est la mère de toutes les batailles idéologiques, construit depuis quinze ans une œuvre prodigieuse, revisitant l’Histoire du XXIème siècle sans aucun des tabous qui trompent nos regards, loin des contraintes et des dogmes qui balisent tout carrière universitaire. Son ouvrage le plus connu à ce jour "L’Ami américain", sans cesse réédité depuis sa parution en 2017, s’attaque à un mythe aussi trompeur qu’il est puissant, celui du grand allié "américain" (en fait états-unien) bienveillant et protecteur. Consacrant de longues années à dépouiller les archives de nos service secrets et de nos centres décisionnaires de la IVème et Vème République, mais aussi celles des différentes bibliothèques et services de renseignement d’outre-Atlantique, ainsi qu'une multitude d'archives privées jusqu’alors mal connues (de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Algérie, de mai 68 notamment), il trace le portrait d’une "administration américaine" acharnée à contenir, contrôler ou détruire les piliers de la puissance française, au point de dire que "nuire à la France est une boussole constante de la politique de Washington". A l’écouter de près, se pose une question : Les Etats-Unis sont-ils des alliés, des adversaires ou des ennemis ?

Les Conversations de P-M Coûteaux n°79 (1ère partie) - Christian Combaz, complotiste ou prescient ?

Publiée le 08/03/2026

Nul ne sait où il vit (ce serait, parait-il, dans un village à la fois reculé et très avancé du Sud-Ouest...), mais tout le monde connait Campagnol, alias Christian Combaz. Mais le connaît-on en toutes ses facettes ? Jeune provincial monté tôt à Paris, dont il a tôt fait de devenir, dans les années 70, une coqueluche littéraire (son "Eloge de l’âge" connait un tel succès qu’il accède immédiatement à la célébrité), il fut longtemps chroniqueur au Figaro comme au Figaro-Magazine ; mais, peu à peu, la liberté de son style comme de ses idées, tranquillement nationales, le rend suspect, comme sont suspectes certaines de ses intuitions ou prédictions, d’autant plus que, bien souvent, elles s’avèrent exactes. Grand voyageur, il se prend d’affection pour Budapest (qui donnera son fameux "Roman de Budapest"), comme de l’Europe de l’Est en général, puis dirige pour le ministère des Affaires étrangères des instituts culturel français, à Milan ou Saragosse. Les années passant, il sent la civilisation française fléchir année après année, lentement submergée par la colonisation du méli-mélo états-unien. Par la plume et par la voix (il faut impérativement le suivre sur ses "réseaux sociaux"), il la pourfend avec une constance qui a davantage nui à sa carrière qu’à sa lucidité, et à sa formidable liberté.