Politique Eco

L'Italie vers une sortie de l'euro avec Jacques Sapir - Politique-Eco

Publiée le 17/06/2019
Alberto Bagnai, président de la commission des finances du sénat italien : "Il Tramonto dell’ euro" (Le coucher du soleil de l'euro) Olivier Pichon reçoit Jacques Sapir de retour d’Italie. 1) Depuis son entrée dans l’euro l’Italie n’a plus de croissance - 3eme PIB européen -  L’Italie est en récession - Une dette ancienne (circa 125/ 135 % du PIB) - Un budget primaire en excédent, l’Italie fait mieux que la France ! - Claudio Borghi (la Lega), son rôle primordial  au sein de la commission des finances de l’Assemblée nationale Italienne - Chômage des jeunes 50% ! - Les banques en difficulté - Dettes fiscales et dettes sociales, marchés publics impayés, 50 milliards d’euros - La création des mini bots (bons ordinaires du trésor) pour solder ces dettes - Une injection de fait de liquidités. - Vers l’extension du pouvoir libératoire des mini bots, une ressemblance frappante avec les billets - Une monnaie fiduciaire en marche, application de la loi de Gresham, les euros thésaurisés 2) Les sanctions européennes - La BCE ne pourra accepter la circulation de cette lire en puissance - La BCE refusera de refinancer l’Italie par achat de titres (obligation du trésor) - L’Italie veut faire "porter le chapeau" de la rupture aux autorités européennes - Une réaction en chaîne prévisible, mais les sanctions risquent de précipiter la sortie, les eurocrates coincés - Le sort des banques françaises - Vers un euro-mark plus cher ? - Que penser de l’analyse de V. Brousseau sur Target 2 - Le vrai problème de l’Allemagne : ses banques (Deutsch Bank, Commerzbank) - Les énormes excédents commerciaux allemands favorisés par un euro  sous évalué pour l’Allemagne - Compétitivité monétaire - Fin du modèle allemand. La question des machines outils, concurrence japonaise et coréenne crédibles - Restauration du taux de change 3) Le scénario d’une fin de l’euro serait alors engagé - Mais l’UE n’y résisterait pas ! - Vers d’autres formes d’organisation de l’Europe - Lisbonne a verrouillé la situation - Vers un traité plus léger - Les mensonges apocalyptiques sur l’alternative - Airbus et Ariane ne doivent rien à l’UE - Le problème des flux migratoires en méditerranée, une coopération des pays de l’arc méditerranéen - France, la parenthèse des gilets jaunes refermées dans les vœux du pouvoir ne l’est pas - Géographie et sociologie électorale des élections européennes, une tendance lourde - La collecte des signatures pour le référendum sur la privatisation d’ADP, une résurgence possible de Gilets Jaunes - Souveraineté européenne, un leurre ! Conclusion : il n’y a pas de démocratie sans souveraineté  

Politique & Eco avec Frédéric Baldan - Ursula von der Leyen bientôt en prison ?

Publiée le 31/03/2025

Pour qui travaille Ursula von der Leyen ? Entourée à Bruxelles de plusieurs dizaines de milliers de lobbystes, la présidente de la Commission européenne est au centre d'un vaste réseau de trafic d'influence. Avant même son arrivée à la tête de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen était déjà membre de lobbys opaques : Forum économique mondial, Conférence de Munich sur la sécurité (financé par Lockheed Martin). Elle a également engraissé (indument) des cabinets de conseil comme McKinsey avec des centaines de millions d'euros lors de son passage au ministère allemand de la Défense entre 2013 et 2019. 

Sa gestion de la crise covid apparait aujourd'hui comme le plus grand scandale financier de l'histoire de l'UE. Les messages SMS qu'elle a échangé avec le patron du laboratoire Pfizer, Albert Bourla, pour négocier des contrats à hauteur de 35 milliards € restent encore secrets malgré les poursuites du New York Times et de nombreux collectifs. La "justice européenne", directement liée aux intérêts d'Ursula von der Leyen, la couvre encore mais pour combien de temps ? La digue commence-t-elle à se fissurer ? Sentant le vent tourner, la présidente de la Commission européenne augmente toujours plus les dépenses, au mépris du Pacte budgétaire, comme avec son plan de 200 milliards € lancé le 11 février pour développer l'intelligence artificielle ou encore le plan ReArm Europe pour 800 milliards €... le tout pour préparer son mystérieux projet de "Nouvelle Europe" (Das neue Europa) en lien avec l'Agenda 2030 de l'ONU...

Frédéric Baldan, auteur de "UrsulaGates : la compromission par les lobbys", qui a porté plainte contre Ursula von der Leyen, notamment pour corruption et prise illégale d'intérêts, affirme détenir les contrats négociés avec Albert Bourla. Il dénonce une violation des droits fondamentaux et compare l'UE à une plateforme de détournement et de blanchiment d'argent public. Il est l'invité de "Politique & Eco" pour un numéro historique !

 

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : "Bayrou en mode été, Macron en mode alerte".

Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora. Pour télécharger gratuitement le dernier rapport de Philippe Béchade, cliquez ici