Passé Présent

Passé-Présent n°249 : Quand Staline aimait Hitler

Publiée le 03/09/2019
A l'occasion du 80ème anniversaire du pacte germano-soviétique, Philippe Conrad rappelle les événements qui conduisirent à l'alliance des dictatures par la signature le 23/08/1939, à Moscou, du traité de non-agression entre l'Union Soviétique stalinienne et l'Allemagne nationale-socialiste hitlérienne. L'une des clauses du pacte incluait le partage de la Pologne entre les deux pays, une autre prévoyait une importante aide économique de l'URSS à l'Allemagne. L'historien souligne que cet épisode ne fut pas abordé lors du procès de Nuremberg ; les soviets s'étant ralliés au camp occidental à partir du 23/06/1941. Anne Sicard évoque la vie et l'oeuvre de l'artiste Rosa Bonheur (1822-1899) Peintre et sculptrice comme ses frères, Rosa cultive très tôt le goût de la nature et des animaux qu'elle peindra dans de grands formats avec succès tout au long d'une prestigieuse carrière. Titrée, décorée, honorée en Europe, célébrée outre Atlantique, cette femme mènera une vie ouvertement émancipée.

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.