Passé Présent

Passé-Présent n°302 avec le colonel Hogard : Les réponses sur le génocide rwandais

Publiée le 13/04/2021
Saint-Cyrien, officier parachutiste de la Légion étrangère, commandant le groupement interarmées des Forces spéciales, le colonel Jacques Hogard est l'invité particulier de Philippe Conrad et l'interlocuteur idoine en tant qu'acteur sur le terrain pour commenter le rapport à charge contre l'armée française remis au président de la République à propos du génocide rwandais intervenu à partir de 1994 entre les ethnies Hutu et Tutsi. Les conclusions du rapport relève d'une partialité destinée à s'attirer les bonnes grâces du président actuel Paul Kagamé, pourtant procureur acharné contre l'armée française, celle-ci même qui, malgré des ordres gouvernementaux transmis tardivement, permis de sauver des dizaines de milliers de Rwandais.

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.