Passé Présent
Passé-Présent n°315 - Afghanistan : la fin de l'hégémonie des Etats-Unis ?
Afghanistan : la fin de l'hégémonie des Etats-Unis ?
Géopoliticien, chroniqueur à Boulevard Voltaire, Antoine de Lacoste Lareymondie s'entretient avec Philippe Conrad sur la situation actuelle aux Proche et Moyen-Orient. L'échec diplomatique, la déroute militaire des Etats-Unis en Afghanistan entraînant leur départ précipité, la faillite des services secrets, tout cela participe à l'affaiblissement de leur puissance et confirme l'entreprise utopique d'exporter la "démocratie" chez des peuples de culture différente. Nos spécialistes évoquent également les enjeux et perspectives des pays voisins et concluent sur la situation du malheureux Liban.De Grasse, héros français de la bataille de Chesapeake
Au cours de la guerre d'indépendance des Etats-Unis, les insurgés luttant contre les troupes britanniques firent subir à ces dernières une défaite navale cruciale grâce à la stratégie du lieutenant-général français de Grasse (1422-1788) dans la baie de Chesapeake, large estuaire s'étendant entre la Virginie et le Maryland. Anne Sicard nous restitue avec passion les détails de cette décisive bataille maritime du 05/09/1781.Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire
Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.
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