Politique Eco

Politique & Eco n° 261 avec Charles Henri Gallois - UE, la Crise sanitaire révélateur de son impuissance

Publiée le 29/06/2020
Olivier Pichon et Pierre Bergerault reçoivent Charles Henri Gallois, (EM Lyon) chargé des questions économiques de l’UPR

1.Une gestion de crise lamentable.

- L’idéologie sans frontière de Macron. - La France fut le dernier pays à fermer ses frontières. - Une absence manifeste de solidarité européenne. - L’Italie appelle à l’aide, l’UE aux abonnés absents. - Les annonces : des milliards comme s’il en pleuvait : quelle réalité à ces paiements ? - Sauver l’euro à tout prix. - La France dindon de la farce européenne. - L’Italie et l’Allemagne mieux loties dans la répartition des subventions.

2. L’UE la fuite en avant.

- Perspectives économiques sombres ; - La France achète les menottes que l’UE lui passe. - Pertes sur la répartition des subventions. - Pendant la crise des accords subreptices de libre-échange avec le Vietnam et le Mexique. - Le Commerce extérieur : une compétence exclusive de l’UE, les peuples non consultés. - Un recul de la démocratie : deux siècles de tradition politique niés par ces accords.

3. La souveraineté c’est la liberté !

- Réindustrialiser la France ? - Un préalable : le frexit. - Retour sur l’affaire Alstom emblématique des abandons de souveraineté. - Même au niveau militaire la France n’est pas autonome. - Le risque de la production extérieure cf. les médicaments pendant la crise sanitaire. - Les USA un pays protectionniste. - Question agricole, le recul de la France dans la compétition internationale. - La France très mal défendue par ses dirigeants au premier rang Macron. - Une crise économique très dure s’annonce, la France l’affronte affaiblie.

Politique & Eco n°425 avec avec Jean-Philippe Chauvin : Deux siècles d’histoire sociale à la lumière des monarchistes

Publiée le 26/02/2024

Nous recevons aujourd’hui Jean-Philippe Chauvin militant royaliste de toujours et professeur d’histoire dans un grand lycée d’Ile-de-France. En sa compagnie nous découvrons un aspect méconnu de la monarchie et de l’Ancien régime : sa dimension sociale.

1) Louis XVI et la question sociale. Une image à repenser en général sur la monarchie mais particulièrement sous Louis XVI. Au moment de la grande peur des campagnes à la suite de l’explosion d’un volcan islandais qui plonge l’Europe dans un grand trouble climatique assorti de mauvaises récoltes, Louis XVI consacrera une part du budget pour venir en aide aux paysans.

2) La révolution est-elle antisociale avec la loi Le Chapelier et le décret d'Allarde ? C’est en effet une révolution bourgeoise, laquelle se montrera impitoyable tant pour les paysans que pour les premiers ouvriers. Les décrets cités plus haut consacrent la privatisation des communaux accessibles jadis aux paysans pauvres. Quant à l'appropriation des biens du clergé qui étaient un peu la sécurité sociale de l'époque, cela provoqua une grande misère laquelle va durer jusqu’au milieu du XIX° siècle. On se souvient de la révolte des Canuts lyonnais. La République fit tirer sur le peuple et cela va continuer à Fourmies, Anzin, Carmaux, Courrières, et la répression des républicains fut impitoyable : Thiers, Cavaignac et Clémenceau en furent les auteurs.

3) Cette misère fut donc au cœur des grandes révoltes du XIXème siècle particulièrement et c'est là qu'il faut citer l'action des monarchistes sociaux qui luttèrent par la loi contre le travail des enfants jusqu'au début du XXème siècle. Le Front populaire mit fin à la révolution et constitue une date importante dans l’histoire sociale. Après ces années, tous les gouvernements de Vichy au CNR adoptèrent la même politique sociale.

4) Une monarchie pourrait-elle aujourd'hui mieux résoudre les problèmes sociaux ? Gilets jaunes, agriculteurs, mondialisation, UE, euro ? Jean-Philippe Chauvin répond sur les questions du repos dominical, sur la répression des Gilets jaunes, sur la mondialisation et les délocalisations, ainsi que la crise agricole. Une approche nouvelle et éclairante.