Zooms

Zoom - Emmanuel de Waresquiel : La Révolution française entre mythe et illusion !

Publiée le 05/05/2025

Et si la Révolution française n’était pas seulement un événement, mais une fabrique de mythes ? Dans cet essai magistral, "Il nous fallait des mythes - La Révolution et ses imaginaires de 1789 à nos jours", Emmanuel de Waresquiel démonte les grands récits de 1789 à aujourd’hui : Marianne, le Peuple souverain, la République une et indivisible... autant de fictions politiques qui ont structuré l’imaginaire français. Il révèle comment la Révolution a créé des légendes fondatrices, recyclées sans fin par les régimes successifs. Derrière l’histoire officielle, il traque les émotions collectives, les héros mythifiés. La République n’a jamais cessé de rejouer sa propre naissance, entre grandeur et mensonge. Ce livre dérange, car il montre que la mémoire révolutionnaire est un écran de fumée. Il ne s’agit pas de vérité, mais de croyance. On a glorifié le serment du Jeu de paume alors qu’il avait été prêté sous l’emprise de la peur. On a fait de la prise de la Bastille la première grande victoire du peuple quand la Bastille s’est rendue aux insurgés, on a célébré Valmy et Valmy était à peine une bataille. On a chanté la liberté et la fraternité sur tous les tons et on les a oubliées, on a sanctifié la guillotine avant d’en mesurer toute l’horreur. Que nous dit la Révolution d’elle et de nous-mêmes, dans l’épaisseur de ses mémoires ? Réponses dans cet entretien avec l’historien couronné de nombreux prix littéraires et qui s’apprête à publier (chez Tallandier) "Rien ne passe, tout s’oublie". Des chroniques joyeuses mais aussi teintées de mélancolie.

Zoom - Laurent Obertone : Il faut "décongeler le démolisseur"

Publiée le 30/10/2026

Après le succès retentissant de "La France Orange mécanique" et de sa série "Guerilla", le journaliste et écrivain Laurent Obertone revient avec un nouvel ouvrage explosif : "La France Demolition Man", publié aux éditions Magnus. Le titre fait référence au célèbre film avec Sylvester Stallone, dans lequel une société aseptisée et pacifiée se révèle incapable d'affronter la violence. Et si cette fiction était devenue notre réalité ? À force de vouloir tout protéger, tout réglementer, tout interdire, aurions-nous fabriqué des individus dépendants, vulnérables et incapables de se défendre ?

Pour Laurent Obertone, l'État omniprésent aurait progressivement dépossédé les citoyens de leur autonomie, de leur responsabilité et jusqu'à leur instinct de survie. Le paradoxe est saisissant : jamais l'homme n'aurait été autant protégé, jamais il n'aurait été aussi désarmé face à ceux qui ne respectent aucune règle. Mais derrière ce constat implacable, l'auteur refuse le fatalisme et appelle à retrouver le courage, la liberté et le sens de la responsabilité individuelle.