Zooms
Zoom - Emmanuel de Waresquiel : La Révolution française entre mythe et illusion !
Et si la Révolution française n’était pas seulement un événement, mais une fabrique de mythes ? Dans cet essai magistral, "Il nous fallait des mythes - La Révolution et ses imaginaires de 1789 à nos jours", Emmanuel de Waresquiel démonte les grands récits de 1789 à aujourd’hui : Marianne, le Peuple souverain, la République une et indivisible... autant de fictions politiques qui ont structuré l’imaginaire français. Il révèle comment la Révolution a créé des légendes fondatrices, recyclées sans fin par les régimes successifs. Derrière l’histoire officielle, il traque les émotions collectives, les héros mythifiés. La République n’a jamais cessé de rejouer sa propre naissance, entre grandeur et mensonge. Ce livre dérange, car il montre que la mémoire révolutionnaire est un écran de fumée. Il ne s’agit pas de vérité, mais de croyance. On a glorifié le serment du Jeu de paume alors qu’il avait été prêté sous l’emprise de la peur. On a fait de la prise de la Bastille la première grande victoire du peuple quand la Bastille s’est rendue aux insurgés, on a célébré Valmy et Valmy était à peine une bataille. On a chanté la liberté et la fraternité sur tous les tons et on les a oubliées, on a sanctifié la guillotine avant d’en mesurer toute l’horreur. Que nous dit la Révolution d’elle et de nous-mêmes, dans l’épaisseur de ses mémoires ? Réponses dans cet entretien avec l’historien couronné de nombreux prix littéraires et qui s’apprête à publier (chez Tallandier) "Rien ne passe, tout s’oublie". Des chroniques joyeuses mais aussi teintées de mélancolie.
Zoom - Philippe Delorme - Léon XIV : les secrets de ses origines
À la veille de son voyage apostolique en France, du 25 au 28 septembre, Léon XIV s’apprête à fouler une terre qui lui est peut-être plus familière qu’on ne l’imagine. Car derrière Robert Francis Prevost, né à Chicago, se cache une généalogie étonnamment française. Dans "Léon XIV, de toutes les nations", publié aux Éditions France-Empire, Philippe Delorme a remonté patiemment le fil de ses ancêtres. Et l’enquête réserve bien des surprises : Normandie, Berry, Béarn, Marseille, Guadeloupe, Louisiane ou encore Nouvelle-France. Selon les recherches de l’auteur, environ 60 % de l’ascendance connue du pape pourrait être française. Mais l’histoire se complique encore lorsque l’on découvre que son grand-père paternel, connu sous le nom de John Prevost, était en réalité né Salvatore Giovanni Gaetano Riggitano, en Sicile.
Pourquoi a-t-il changé d’identité et adopté le nom Prevost ? Et que nous apprennent les racines créoles, africaines, siciliennes et canadiennes-françaises du souverain pontife ?
À quelques jours de son arrivée à Paris, Philippe Delorme nous entraîne dans une véritable enquête généalogique. Alors, derrière le pape américain, faut-il aussi découvrir un peu de France ? Léon XIV, un Français à Paris ?
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