Zooms

Zoom - Emmanuel de Waresquiel : La Révolution française entre mythe et illusion !

Publiée le 05/05/2025

Et si la Révolution française n’était pas seulement un événement, mais une fabrique de mythes ? Dans cet essai magistral, "Il nous fallait des mythes - La Révolution et ses imaginaires de 1789 à nos jours", Emmanuel de Waresquiel démonte les grands récits de 1789 à aujourd’hui : Marianne, le Peuple souverain, la République une et indivisible... autant de fictions politiques qui ont structuré l’imaginaire français. Il révèle comment la Révolution a créé des légendes fondatrices, recyclées sans fin par les régimes successifs. Derrière l’histoire officielle, il traque les émotions collectives, les héros mythifiés. La République n’a jamais cessé de rejouer sa propre naissance, entre grandeur et mensonge. Ce livre dérange, car il montre que la mémoire révolutionnaire est un écran de fumée. Il ne s’agit pas de vérité, mais de croyance. On a glorifié le serment du Jeu de paume alors qu’il avait été prêté sous l’emprise de la peur. On a fait de la prise de la Bastille la première grande victoire du peuple quand la Bastille s’est rendue aux insurgés, on a célébré Valmy et Valmy était à peine une bataille. On a chanté la liberté et la fraternité sur tous les tons et on les a oubliées, on a sanctifié la guillotine avant d’en mesurer toute l’horreur. Que nous dit la Révolution d’elle et de nous-mêmes, dans l’épaisseur de ses mémoires ? Réponses dans cet entretien avec l’historien couronné de nombreux prix littéraires et qui s’apprête à publier (chez Tallandier) "Rien ne passe, tout s’oublie". Des chroniques joyeuses mais aussi teintées de mélancolie.

Zoom - Sébastien Lafitte : Une école fermée, professeurs et élèves en paient le prix

Publiée le 12/03/2026

"L'Inspecteur", une pièce de théâtre, met en scène une école hors du temps où prêtres en soutane, enseignants atypiques, militants politiques, croyants fervents et marginaux inclassables se côtoient... jusqu'à ce qu'une inspection académique vienne bouleverser leur communauté.

Sébastien Lafitte, professeur de lettres classiques, a puisé dans son vécu pour décrire la froideur de la bureaucratie, teintée d'idéologie, s'abattant sur un véritable lieu de vie.