Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Philippe Pichot-Bravard : Au cœur de la régénération révolutionnaire
La Terreur occupe une place unique dans notre longue histoire. Elle est la mauvaise conscience de la République, la part d’ombre d’une révolution qui se revendiquait "populaire", "humanitaire" et "libératrice", et décida la mort violente de plusieurs centaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, dont les trois quarts appartenaient au peuple des laboureurs, des artisans et des journaliers. Elle demeure l’objet d’âpres controverses historiques. Les historiens se disputent encore aujourd’hui sur son ampleur, sur sa signification et sur son existence réelle. D’aucuns s’emploient à en minorer l’importance, à l’instar de Jean-Clément Martin. D’autres, au contraire, en font remonter l’origine dès le commencement de la Révolution. Pendant longtemps, les uns ont présenté la terreur comme une réponse aussi radicale que nécessaire aux menaces qui entouraient en 1793 la République française. Les autres relèvent, au contraire, que la terreur fut l’instrument indispensable de la politique de régénération de la société et de régénération de l’Homme poursuivie par les acteurs de la Révolution dès 1789.
Passé-Présent avec Eric Anceau - Léon Gambetta, le père de la République
Faites l'expérience un jour : comptez, dans votre ville, les rues et les places qui portent le nom de Gambetta. Vous en trouverez presque partout. Léon Gambetta figure encore aujourd'hui dans le top dix des personnalités les plus honorées par nos plaques de rues, juste derrière De Gaulle, Pasteur, Victor Hugo, Jean Jaurès et Jean Moulin. Et pourtant, demandez autour de vous qui il était vraiment : le plus souvent, c'est le silence. Ce fils d'immigré italien, épicier à Cahors, borgne depuis l'enfance, devient pourtant l'homme du 4 septembre 1870 : celui qui proclame la République, quitte Paris assiégé en ballon pour organiser la résistance, puis passe dix ans à imposer ce régime que la France ne voulait pas franchement. Il meurt à quarante-trois ans, d'un accident aussi absurde que sa vie fut flamboyante. Comment expliquer un tel oubli ? C'est la question du livre que l'historien Éric Anceau vient nous présenter : "Gambetta, fondateur de la République", publié aux Presses universitaires de France.
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