Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Philippe Pichot-Bravard : Au cœur de la régénération révolutionnaire
La Terreur occupe une place unique dans notre longue histoire. Elle est la mauvaise conscience de la République, la part d’ombre d’une révolution qui se revendiquait "populaire", "humanitaire" et "libératrice", et décida la mort violente de plusieurs centaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, dont les trois quarts appartenaient au peuple des laboureurs, des artisans et des journaliers. Elle demeure l’objet d’âpres controverses historiques. Les historiens se disputent encore aujourd’hui sur son ampleur, sur sa signification et sur son existence réelle. D’aucuns s’emploient à en minorer l’importance, à l’instar de Jean-Clément Martin. D’autres, au contraire, en font remonter l’origine dès le commencement de la Révolution. Pendant longtemps, les uns ont présenté la terreur comme une réponse aussi radicale que nécessaire aux menaces qui entouraient en 1793 la République française. Les autres relèvent, au contraire, que la terreur fut l’instrument indispensable de la politique de régénération de la société et de régénération de l’Homme poursuivie par les acteurs de la Révolution dès 1789.
Passé Présent - Comment Staline a trahi les Républicains espagnols
Juillet 1936. L’Espagne s’enfonce dans la guerre civile. Pendant trois ans, le monde entier va regarder ce pays s’embraser, convaincu d’assister à un combat entre la démocratie et le fascisme. Mais la réalité est tout autre, il se passe autre chose en Espagne – que l’historiographie a longtemps occulté.
Derrière les gouvernements du Front populaire, une puissance étrangère prend progressivement le contrôle de tout : les finances, l’armée, la police. Cette puissance, c’est l’URSS de Staline. Ses agents du NKVD opèrent sur le sol espagnol avec leurs propres prisons secrètes, hors de tout contrôle républicain. Et pendant que la guerre contre Franco continue, une autre guerre se déroule en même temps, à l’intérieur même du camp révolutionnaire – les communistes staliniens en train d’éliminer méthodiquement leurs propres alliés : anarchistes ou socialistes.
C’est ce que démontre l'invité de Passé/Présent, Michel Festivi dans l’un de ces derniers livres intitulé « Les griffes de Staline sur l’Espagne républicaine », paru aux éditions Dualpha.
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