Passé Présent

Le Nouveau Passé-Présent - De l'Illiade à Marioupol : l'Europe, champ de bataille

Publiée le 13/02/2024

D'Actium à Waterloo, de Bouvines à Stalingrad, de grandes batailles ont scellé le destin des hommes et des nations. Longtemps assimilée à une approche événementielle et superficielle, l’histoire de la guerre fait depuis une dizaine d’années un retour en force. Il s’agit de réconcilier l’histoire-événement et l’histoire longue, l’une n’allant pas sans l’autre. Les batailles font partie de la mémoire collective des peuples, et comme l’écrit notre invité "c’est une évidence, elles ne laissent pas le même souvenir selon que vous serez vainqueur ou vaincu, selon l’évolution de la guerre et son dénouement, selon le temps écoulé aussi, telle ou telle bataille prendra une résonance particulière à chacun". Avec notre invité Laurent Schang, nous allons aborder la place de la bataille, des batailles dans l’histoire et répondre aux questions : Qu’appelle-t-on une bataille ? Pourquoi l’histoire la retient-elle ? Vaut-elle par son nombre de morts, son importance historique ou par ses traces dans la mémoire collective ?

La Revue d'Histoire Européenne

Passé-Présent avec Bertrand de Ramondy - Jacques II : et si la "Glorieuse Révolution" n'était qu'un coup d'Etat ?

Publiée le 06/05/2026

Le 5 novembre 1688, une flotte hollandaise de deux cents navires longe les côtes anglaises. À sa tête : Guillaume d'Orange, prince des Provinces-Unies. Il n'est pas venu en conquérant. Il a été invité - par sept lords protestants anglais - à prendre la couronne d'un roi en exercice. Ce roi, c'est Jacques II d'Angleterre. Stuart. Catholique. Fils d'un roi décapité. En quelques semaines, sans bataille décisive, il perd tout : son armée, ses généraux, ses fils, son trône. Et il fuit - vers la France, vers Louis XIV, vers l'exil.
L'histoire a retenu l'événement sous le nom de Glorieuse Révolution. Un triomphe de la liberté et du parlementarisme, dit-on. Bertrand de Ramondy, lui, y voit autre chose : un coup de force dynastique, orchestré de l'intérieur, contre un roi dont le seul crime était sa foi. Son livre, "Jacques II d'Angleterre, la tragédie d'un Stuart", paru chez Godefroy de Bouillon, est une contre-lecture assumée de l'un des tournants les plus mal connus de l'histoire britannique.