Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent - France 1940, les raisons de la débâcle
Il est peu de tragédies comparables à celle qui s’est déroulée sur le sol de la France entre le 10 mai et le 10 juillet 1940. Soixante jours qui ont suffi pour anéantir nos armées et balayer nos institutions » notait Jacques Benoist-Mechin dans l’avant-propos de son ouvrage paru en 1956 et devenu un classique, « Soixante jours qui ébranlèrent l’Occident ». Deux mois qui ont changé le visage de la France et de l’Europe. La défaite militaire d’une armée française qui vingt ans plus tôt était considérée comme la première du monde résonne toujours durablement dans notre mémoire collective.
L'invité de cette émission, Max Schiavon, historien et ancien directeur du Service historique de la Défense, pose un regard lucide sur ce printemps 1940, genèse de bien des drames et de nombreux mensonges qui prospèrent encore aujourd’hui. Il n'hésite pas à pointer les responsabilités tant militaires que politiques, les défaillances de la troisième république, de l’armée et du Front populaire dans cet effondrement.
Passé-Présent avec Olivier Dard - L'ordre moral (1873-1877) : royalisme, catholicisme et conservatisme
"Ordre moral" : deux mots qui font encore grincer les dents. Une formule devenue, souvent, une insulte, brandie dans chaque débat de société comme si elle désignait une menace permanente. Mais d'où vient-elle vraiment ? Le 25 mai 1873, le maréchal de Mac Mahon vient d'être élu président de la République. Il annonce son programme en quelques mots : "rétablir l'ordre moral dans le pays". Derrière cette formule, un projet ambitieux – et fragile : unir les droites, réancrer la France dans le catholicisme, et voire peut-être restaurer la monarchie. Cinq années de gouvernement conservateur. Six cabinets et une tentative de restauration qui échoue.
On a longtemps traité cette période comme une parenthèse ratée, une scorie de l'histoire républicaine. Un ouvrage collectif, paru aux éditions du Cerf, montre qu'il faut s'y reprendre à deux fois. L'Ordre moral n'est pas une parenthèse : c'est un moment charnière, qui préfigure des institutions, et laisse des héritages que l'on n'a pas fini de déchiffrer. Ce que nous allons faire avec Olivier Dard, directeur de cet ouvrage.
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