Passé Présent
Le nouveau Passé-Présent : Histoire de l'Humanité et Histoire du climat
L’été 2023 fut particulièrement chaud sur la planète, personne ne peut le nier et la presse alarmiste s’en est donné à cœur joie : "la plus grande sécheresse que le pays ait connu", "des incendies sans précédent", "des records de température jamais atteints", "la fonte des glaciers a un niveau inédit" a-t-on pu lire ici ou là, à la une de nos journaux tandis que Marion Cotillard et Guillaume Canet appellent à "sauver la planète"…. Mais justement cette planète a-t-elle vraiment besoin de nous ? Nous, pauvres petits homo sapiens, qui l’occupons depuis 250 000/300 000 ans environ, une virgule, une poussière à l’échelle de l’histoire terrestre. Depuis le paléolithique jusqu’à nos jours, l’homme s’est trouvé face à des changements climatiques majeurs, mégasécheresse, glaciations, inondations, tempêtes, et si ces événements ont pu faire chuter des civilisations, d’autres les ont remplacées, et les périodes dites "optimum" ont aussi favorisé notre développement.
Pour considérer le changement climatique auquel nous assistons, il faut donc le replacer dans une véritable perspective historique. Survol d’une histoire du climat avec Alban d’Arguin.
Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire
Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.
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