Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent - L'Amérique et sa "Destinée manifeste"
L'Amérique et sa "Destinée manifeste" : Guillaume Fiquet reçoit Philippe Conrad auteur de l'introduction au dossier "Les Etats-Unis, la guerre permanente" du numéro 14 de la Revue d'Histoire européenne. Dès le XIXe siècle, la nation américaine s’est vue comme investie d’une mission providentielle, porteuse des valeurs de paix et de liberté, mais ce messianisme, moral, ne peut faire oublier les intérêts de puissance qu’il dissimule. Le terme "Destinée manifeste" est utilisé pour la première fois en août 1845 par le journaliste John O’Sullivan pour légitimer la guerre que les États-Unis se préparent à livrer au Mexique. Les mots qu’il emploie sont révélateurs : « Notre destinée manifeste consiste à nous étendre sur tout le continent que nous a alloué la Providence, pour le libre développement de nos millions d’habitants, qui se multiplient chaque année. »
Ouvrages cités :
Revue d'Histoire européenne
Révolution t. 2, Livre 1 : Egalité, 292 p., 28 €, Ed. L'An 2.
Ils ont fait l’histoire, Mussolini. 46 p., 14,95 €, E. Glénat.
Warbirds, Polikarpov I-16, 48 p., 15,50 €, Ed. Soleil.
Passé-Présent avec Nicolas Delange - "Nos ancêtres les Gaulois", un mythe fondateur ?
"Nos ancêtres les Gaulois" : la formule a fait sourire des générations d'écoliers, tant elle semblait n'évoquer que des barbares moustachus vivant de huttes et de sangliers, en attendant d'être civilisés par Rome. C'est l'image que l'école républicaine nous a transmise, et nous l'avons longtemps reçue sans la discuter. Or, depuis une trentaine d'années, l'archéologie a patiemment démoli ce tableau. Grâce aux fouilles préventives, aux nouvelles techniques de datation et a des disciplines qui n'existaient pas il y a un demi-siècle, ce qui remonte du sol dessine une tout autre civilisation : raffinée, techniquement en avance sur ses voisins, dotée d'un droit, d'institutions et de véritables contre-pouvoirs. Une révolution scientifique considérable, et pourtant passée presque inaperçue du grand public.
Pourquoi ce silence ?
Et surtout, que ferions-nous de cette redécouverte si nous décidions enfin de la prendre au sérieux ?
C'est précisément la question que pose notre invité, Nicolas Delange, dans un essai intitule "Découvrons-nous gaulois", sous-titré "Le mythe fondateur du peuple français".
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