Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent - L'Amérique et sa "Destinée manifeste"
L'Amérique et sa "Destinée manifeste" : Guillaume Fiquet reçoit Philippe Conrad auteur de l'introduction au dossier "Les Etats-Unis, la guerre permanente" du numéro 14 de la Revue d'Histoire européenne. Dès le XIXe siècle, la nation américaine s’est vue comme investie d’une mission providentielle, porteuse des valeurs de paix et de liberté, mais ce messianisme, moral, ne peut faire oublier les intérêts de puissance qu’il dissimule. Le terme "Destinée manifeste" est utilisé pour la première fois en août 1845 par le journaliste John O’Sullivan pour légitimer la guerre que les États-Unis se préparent à livrer au Mexique. Les mots qu’il emploie sont révélateurs : « Notre destinée manifeste consiste à nous étendre sur tout le continent que nous a alloué la Providence, pour le libre développement de nos millions d’habitants, qui se multiplient chaque année. »
Ouvrages cités :
Revue d'Histoire européenne
Révolution t. 2, Livre 1 : Egalité, 292 p., 28 €, Ed. L'An 2.
Ils ont fait l’histoire, Mussolini. 46 p., 14,95 €, E. Glénat.
Warbirds, Polikarpov I-16, 48 p., 15,50 €, Ed. Soleil.
Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire
Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.
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