Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent : La tentation fasciste des républicains irlandais
Tragique, héroïque, romantique, la lutte des nationalistes irlandais a suscité en France et dans le monde entier bien des soutiens et des adhésions. Mais à y regarder de plus près, une fois enlevée la cagoule des paramilitaires, la réalité de ce nationalisme irlandais apparaît bien plus clivante que ne le laisse supposer la légende romanesque. Ses références idéologiques sont bien davantage Marx et Guevara que Barrès, Maurras ou Perón. Ses modèles politiques se nomment Mandela ou Castro, ses alliés sont à rechercher du côté de l’ETA ou du PKK… Cette cause irlandaise n’a décidément plus rien à voir, aujourd’hui, avec un nationalisme enraciné, identitaire, social, attaché à une réalité historique. Mais il fut une période où les combattants nationalistes irlandais ont clairement cherché des appuis du côté de l’Allemagne nationale-socialiste, de l’Italie de Mussolini ou encore auprès de Salazar et Franco… C’est ce pan de 20 années d’une histoire oubliée que nous allons vous faire découvrir en compagnie de Sylvain Roussillon, auteur de l’étude "La tentation fasciste des républicains irlandais" parue aux éditions Ars Magna.
Passé-Présent avec Olivier Dard - L'ordre moral (1873-1877) : royalisme, catholicisme et conservatisme
"Ordre moral" : deux mots qui font encore grincer les dents. Une formule devenue, souvent, une insulte, brandie dans chaque débat de société comme si elle désignait une menace permanente. Mais d'où vient-elle vraiment ? Le 25 mai 1873, le maréchal de Mac Mahon vient d'être élu président de la République. Il annonce son programme en quelques mots : "rétablir l'ordre moral dans le pays". Derrière cette formule, un projet ambitieux – et fragile : unir les droites, réancrer la France dans le catholicisme, et voire peut-être restaurer la monarchie. Cinq années de gouvernement conservateur. Six cabinets et une tentative de restauration qui échoue.
On a longtemps traité cette période comme une parenthèse ratée, une scorie de l'histoire républicaine. Un ouvrage collectif, paru aux éditions du Cerf, montre qu'il faut s'y reprendre à deux fois. L'Ordre moral n'est pas une parenthèse : c'est un moment charnière, qui préfigure des institutions, et laisse des héritages que l'on n'a pas fini de déchiffrer. Ce que nous allons faire avec Olivier Dard, directeur de cet ouvrage.
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