Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent - Les vérités cachées de la Seconde Guerre mondiale
Si la Seconde Guerre mondiale regorge encore de secrets, son récit, écrit par les vainqueurs, est lui truffé de contre-vérités, d’approximations, d’a priori quand ce n’est pas de la simple désinformation. Dominique Lormier, historien reconnu de cette période s’est fait une spécialité de débusquer ces contre-vérités et de révéler les vérités cachées du dernier conflit mondial. À l’occasion de la sortie de ses deux derniers ouvrages : "Les vérités cachées de la Seconde Guerre mondiale", (Editions du Rocher), et "Les Forces de l’Axe - Histoires et combats extraordinaires 1939-1945" (Editions Mémorabilia), il vient nous raconter quelques-uns de ces épisodes méconnus.
La Revue d'Histoire européenne
Passé-Présent avec Antoine de Lacoste - Le Venezuela, de l'indépendance à la dépendance
Le Venezuela est aujourd’hui souvent présenté comme l’exemple même d’un Etat en faillite : hyperinflation, pénuries, exode massif de la population, tensions politiques permanentes. Mais comment un pays disposant des plus grandes réserves de pétrole au monde a-t-il pu sombrer à ce point en l’espace de quelques décennies ? Pour comprendre la crise vénézuélienne, il faut remonter loin dans le temps. Dès l’indépendance, acquise au début du XIXème siècle sous l’impulsion de Simón Bolívar, le pays connaît une instabilité chronique, alternant guerres civiles, régimes autoritaires et expériences démocratiques fragiles. La découverte du pétrole au début du XXème siècle va bouleverser durablement son destin. Source de richesse immense, l’or noir sera aussi un facteur de dépendance, de corruption et de vulnérabilité stratégique, notamment face aux grandes puissances.
À partir des années 1970, le choc pétrolier transforme le Venezuela en Etat rentier. L’argent coule à flot, mais derrière l’illusion de prospérité s’installent l’endettement, la corruption et une dépendance totale au pétrole. Lorsque les prix s’effondrent dans les années 1980, le système craque. La pauvreté explose, les émeutes se multiplient, et la défiance envers les élites politiques ouvre la voie à une figure qui va profondément marquer l’histoire du pays : Hugo Chávez. Elu en 1998, après une tentative de coup d’Etat ratée, Chávez promet la justice sociale et la souveraineté nationale. Mais très vite, son pouvoir se durcit. Les contre-pouvoirs sont affaiblis, la presse est mise au pas, l’opposition marginalisée, et l’Etat de droit progressivement vidé de sa substance. Sous couvert de révolution bolivarienne, le régime s’oriente vers une démocratie de façade, dominée par un exécutif omnipotent. À sa mort, en 2013, son dauphin désigné, Nicolás Maduro, hérite d’un système autoritaire déjà solidement installé.
Moins charismatique mais plus brutal, Maduro gouverne par la contrainte, s’appuyant sur l’armée, les services de sécurité et un appareil judiciaire inféodé. Elections contestées, parlement neutralisé, répression des manifestations : le régime se maintient au pouvoir tandis que le pays s’enfonce dans une crise économique et humanitaire sans précédent, poussant des millions de Vénézuéliens à l’exil. C’est dans ce contexte d’effondrement interne et de durcissement autoritaire que les ingérences étrangères, et notamment américaines, vont jouer un rôle central dans la déstabilisation - et la survie - du régime.
Pour analyser en profondeur les racines historiques, économiques et géopolitiques de cette crise majeure, et comprendre le rôle joué par les Etats-Unis dans les événements récents, "Passé-Présent" donne la parole à Antoine de Lacoste.
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