Le samedi politique

Le Samedi Politique avec Nicolas Dupont-Aignan - Guerre, pauvreté, pénurie : l’effondrement global

Publiée le 26/11/2022

Voilà neuf mois que les troupes russes sont entrées en Ukraine. Depuis, la France n’a cessé de perdre du poids sur la scène internationale, incapable de rester fidèle à sa tradition de non-alignement. Le président Emmanuel Macron a même jugé utile de rendre publique des conversations privées avec Vladimir Poutine : un discrédit total.

Mais cette déconvenue géopolitique n’est pas le seul coup bas infligé à la France. En effet, les sanctions européennes prises contre la Russie, sans consultation populaire, ont engendré une crise énergétique sans précédent. La France est désormais menacée de pénuries d’électricité et voit les factures bondir au point de miner l’économie réelle. Un résultat qui tient aux choix aberrants en matière énergétique, entre abandon du nucléaire et blanc-seing à l’éolien.

Sans surprise, avec le deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron, le système parlementaire s’effondre avec une minorité présidentielle autoritaire qui creuse la tombe du pays en appauvrissant toujours plus les Français et en refusant la réalité. En témoigne cette obsession de nuire aux soignants suspendus en refusant de les réintégrer, alors même que la France est le seul pays qui applique encore cette règle.

Ce blocage démocratique pousse Nicolas Dupont-Aignan à appeler de ses vœux une dissolution de l’Assemblée en vue d’une grande union des patriotes pour lutter efficacement contre les mondialistes de la macronie dont l’arrivée au pouvoir pose de nombreuses questions comme en témoignent les récentes enquêtes ouvertes par le Parquet national financier sur les soupçons de financements illégaux pour les campagnes de 2017 et de 2022… Une justice décidément bien lente quand il s’agit de se pencher sur le sort d’Emmanuel Macron.

Le Samedi Politique avec Jacques Sapir - Russie - Ukraine : l’Occident creuse sa tombe

Publiée le 24/02/2024

Il y a deux ans jour pour jour, les soldats russes entraient en Ukraine. Deux années de conflit auquel les Occidentaux ont multiplié les réponses inappropriées. Faute d’avoir entendu les inquiétudes et les mises en garde de la Russie, ils ont ensuite ponctué la guerre de promesses d’armes et d’argent à l’Ukraine ainsi que de sanctions contre Moscou. Une pratique déjà connue depuis 2014 et Maïdan qui avait conduit l’Union européenne notamment à édicter de prétendues règles vexatoires à l’égard de la Russie. Des mesures qui auront avant tout permis à Moscou d’apprendre à contourner les décisions occidentales, et à préparer l’avenir.

Ainsi, alors que 18 000 sanctions occidentales sont prises aujourd’hui contre la Russie, le pays de Vladimir Poutine affiche une croissance très nettement supérieure à celle de la zone euro. En plus des aides plus ou moins honorées à Kiev, la rupture de relation avec Moscou a eu de lourdes conséquences économiques. Pire encore, le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 a infligé un très violent coup à l’industrie allemande face à la flambée des prix de l’énergie. Berlin, naguère locomotive économique de l’Union européenne doit désormais s’accommoder d’une récession brutale. La France, déjà désindustrialisée, résiste moins mal, mais le budget de Bruno Le Maire, à peine voté, était déjà obsolète et la croissance a été revue à la baisse. C’est donc une double peine terrible à laquelle assiste l’Europe. En plus de perdre son peuple dans un combat fratricide suscité par l’extérieur, elle plombe peu à peu son économie en poussant la Russie vers la résilience et le Sud global. S’il n’y a pas encore d’impôt de guerre, nous payons déjà son lourd tribut !

L’économiste Jacques Sapir, auteur de "Le grand retour de la planification ?" aux éditions Jean-Cyrille Godefroy et "Démondialisation, ou la fin de l’euro-libéralisme", aux éditions du Seuil, décrypte avec précision la situation économique de la Russie, des Etats-Unis et des pays européens dont la France et l’Allemagne, en première ligne pour les déclarations d’intentions à l’égard de l’Ukraine.