Le samedi politique

Le Samedi Politique avec Rémi Tell - Macron, un jeu dangereux

Publiée le 15/04/2023

Près d’un mois après la décision du gouvernement de brandir le 49.3 pour faire passer la réforme des retraites en force, le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la validité du texte. Une validité qui n’a strictement rien à voir avec l’assentiment populaire censé être au cœur de toute gouvernance.

En réalité, après 6 mois avec Emmanuel Macron au pouvoir, les Français se retrouvent en permanence agressés par le président de la République, pourtant censé garantir l’unité nationale. La gestion de l’ordre au fil des manifestations choque de plus en plus, y compris bien loin des frontières françaises.

Après une politique brutale sous couvert de Covid-19, après une violence sociale par des choix ineptes aussi bien sur le plan énergétique qu’économique ou international, la réforme des retraites s’est transformée en goutte qui fait déborder le vase. Une colère populaire qui pourrait ne plus s’éteindre jusqu’au départ d’Emmanuel Macron.

Président du Collectif Peuple libre et auteur de plusieurs ouvrages chez Perspectives libres (disponibles ici https://boutiquetvl.fr/recherche?controller=search&s=tell ), Rémi Tell nous explique l’appel qu’il a lancé au début du mois avec de nombreuses personnalités de tout bord. Il invite les Français à se mobiliser jusqu’à un recul du pouvoir actuel et rappelle que le combat commence par l’occupation du terrain réel, et non des réseaux sociaux !

Le Samedi Politique avec Maître Philippe Prigent - Macron : le pouvoir de l’abus

Publiée le 27/05/2023

La Macronie a-t-elle tous les droits ? Depuis 2017 et l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la question s’est posée à de multiples reprises. Des Gilets Jaunes en passant par les réformes du travail ou des retraites, de la gestion des manifestations aux interdictions de manifester, le président français n’a jamais hésité à s’émanciper du droit et des lois, en les tordant parfois à l’extrême.

La réforme des retraites a subi un "parcours" législatif inédit, où la majorité présidentielle en minorité au Parlement a littéralement obstrué les débats, tout en accusant le camp d’en face. 47.1, 49.3, tous les articles étaient bons pour avancer au pas de charge et faire passer le texte au tempo d’un calendrier effréné où la parole de l’opposition a largement été muselée. Des abus impossibles sans le concours infaillible du Conseil constitutionnel qui a visiblement décidé de renier sa fonction initiale de garde-fou.

Et si le pouvoir législatif n’a jamais semblé aussi dévoyé et imperméable à la démocratie réelle, la justice fait elle aussi front commun avec l’exécutif. Tandis que les Français sont frappés par des gardes à vue arbitraires et abusives, qu’ils sont réprimandés au moindre crime de lèse-majesté, les affaires du pouvoir bénéficient quant à elles d’une surprenante lenteur sinon bienveillance. Où en sont donc les affaires McKinsey, le scandale de la privatisation des autoroutes, la vente d’Alstom à General Electric contre les intérêts français, les conflits d’intérêts potentiels d’Alexis Kohler et MSC, le cynisme incroyable du Fonds Marianne ? Quel est donc ce pouvoir qui se permet tant d’abus ? Sur quels mécanismes reposent-ils ?

Philippe Prigent, avocat au barreau de Paris, normalien et diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, revient en détail sur des méthodes cavalières et discutables.