Le samedi politique

Le Samedi Politique avec Thierry Mariani - Ukraine, Proche-Orient : krach européen et déclin français

Publiée le 18/11/2023

Le sort de l’Ukraine est de plus en plus sombre. Après l’entrée des troupes russes le 24 février 2022 et le début de combats fratricides favorisés de longue date par les Etats-Unis, le pays est meurtri, exsangue, et suspendu à un président élu sur un programme de paix et de démocratie mais qui ne veut désormais plus organiser d’élections. A peine les Etats-Unis ont-ils tourné les talons vers d’autres intérêts que l’incontrôlable Ursula von der Leyen se jette sur la caisse européenne pour dilapider les deniers des contribuables dans une guerre déjà perdue. L’Ukraine, bien incapable de rembourser les prêts astronomiques qui lui ont été faits, semble donc prisonnière d’un destin dans les mains d’autres puissances.

Dans ce délire aussi guerrier que financier, la voix de la France n’existe pas. Pas plus que dans cette nouvelle résurgence du conflit entre Israël et la Palestine depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre dernier. Personne ne comprend la position de la France, pas même Emmanuel Macron.

Ancien ministre et député européen (RN), Thierry Mariani revient sur cette situation internationale explosive et sur le triste déclin diplomatique de la France, noyée dans les délires européens. 

En guise de "bonus" inédit, Thierry Mariani raconte également un épisode cocasse des "dessous de la politique" à quelques mois des élections européennes.

Le Samedi Politique avec Jacques Sapir - Russie - Ukraine : l’Occident creuse sa tombe

Publiée le 24/02/2024

Il y a deux ans jour pour jour, les soldats russes entraient en Ukraine. Deux années de conflit auquel les Occidentaux ont multiplié les réponses inappropriées. Faute d’avoir entendu les inquiétudes et les mises en garde de la Russie, ils ont ensuite ponctué la guerre de promesses d’armes et d’argent à l’Ukraine ainsi que de sanctions contre Moscou. Une pratique déjà connue depuis 2014 et Maïdan qui avait conduit l’Union européenne notamment à édicter de prétendues règles vexatoires à l’égard de la Russie. Des mesures qui auront avant tout permis à Moscou d’apprendre à contourner les décisions occidentales, et à préparer l’avenir.

Ainsi, alors que 18 000 sanctions occidentales sont prises aujourd’hui contre la Russie, le pays de Vladimir Poutine affiche une croissance très nettement supérieure à celle de la zone euro. En plus des aides plus ou moins honorées à Kiev, la rupture de relation avec Moscou a eu de lourdes conséquences économiques. Pire encore, le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 a infligé un très violent coup à l’industrie allemande face à la flambée des prix de l’énergie. Berlin, naguère locomotive économique de l’Union européenne doit désormais s’accommoder d’une récession brutale. La France, déjà désindustrialisée, résiste moins mal, mais le budget de Bruno Le Maire, à peine voté, était déjà obsolète et la croissance a été revue à la baisse. C’est donc une double peine terrible à laquelle assiste l’Europe. En plus de perdre son peuple dans un combat fratricide suscité par l’extérieur, elle plombe peu à peu son économie en poussant la Russie vers la résilience et le Sud global. S’il n’y a pas encore d’impôt de guerre, nous payons déjà son lourd tribut !

L’économiste Jacques Sapir, auteur de "Le grand retour de la planification ?" aux éditions Jean-Cyrille Godefroy et "Démondialisation, ou la fin de l’euro-libéralisme", aux éditions du Seuil, décrypte avec précision la situation économique de la Russie, des Etats-Unis et des pays européens dont la France et l’Allemagne, en première ligne pour les déclarations d’intentions à l’égard de l’Ukraine.