Passé Présent

Passé Présent n°243 : Il y a 350 ans, la conquête de la Crète par les turcs ottomans

Publiée le 18/06/2019
Philippe Conrad trace une synthétique histoire de la Crète jusqu'à la conquête turque face aux vénitiens en 1669. Les troupes du sultan débarquent dans l'île en 1644, mais Candie résistera jusqu'à sa reddition en septembre 1669, ce qui constitue l'un des plus longs sièges de l'Histoire. Anne Sicard évoque la guerre anglo-zouloue et la bataille d'Isandhlwana (au Natal) qui, il y a 140 ans, s'est soldée par la victoire de régiments zoulous armés de vieux fusils et de pagaies, face à la puissance de feu des troupes britanniques. Philippe Conrad reçoit le Général Maurice Faivre sous la direction duquel un ouvrage collectif vient d'être publié aux éditions l'Harmattan : Les Armées de la Guerre froide en Centre-Europe (1945-1990), sous-titré : Forces, renseignements, plans d'opérations. 368 p. - 32 €. Saint-Cyrien, Docteur en Sciences politiques, spécialiste du renseignement, le Général Faivre revient sur les tensions politico-militaires est-ouest au lendemain du second conflit mondial, et des missions d'observation mises en place dans ce contexte de guerre froide, jusqu'en 1990.

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.