Passé Présent

Passé-Présent n°246 : du programme contre-révolutionnaire

Publiée le 16/07/2019
Philippe Conrad a préfacé l'ouvrage de Pierre de Meuse Idées et doctrines de la Contre-révolution, édité chez Dominique Martin Morin. Juriste, enseignant, spécialiste de l'histoire des Idées, Pierre de Meuse, après avoir défini le contenu de la doctrine contre-révolutionnaire, affirme que l'option critique de celle-ci reste d'actualité du fait de la perpétuation des idées et des promesses révolutionnaires telles que l'émancipation de l'individu, la liberté de son destin, ou encore le droit au bonheur. Philippe Conrad reçoit Alain du Beaudiez à l'occasion de la publication de son livre La Grande Guerre - Autopsie d'un séisme 1870-1935, préfacé par François d'Orcival de l'Institut. Pour mettre en lumière les prémices du déclenchement du 1er conflit mondial puis ses conséquences, l'auteur analyse avant et après celui-ci, les périodes de tension internationale qui en sont la genèse, puis le prolongement.

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.