Passé Présent
Passé-Présent n°261 : Quand l'URSS attaquait l'Afghanistan
L'intervention soviétique en Afghanistan
Philippe Conrad revient sur l'invasion et la prise des principales villes afghanes par les troupes soviétiques, à l'occasion du 40ème anniversaire de ce coup de force (déc. 1979). Cette opération de grande envergure, nécessitant l'engagement de plus de 100.000 soldats appuyés par 650 hélicoptères, des avions transporteurs et de chasse, s'est finalement heurtée - dans une terre traditionnellement hostile - à une rébellion musulmane qui, même divisée en plusieurs mouvements, a montré ses capacités de résilience de sorte que, enlisés face aux insurgés, l'ordre de retrait des soviétiques interviendra en 1988. Cet épisode jouera un rôle non négligeable dans l'effondrement de l'URSS.Les réseaux de l'art contemporain mis à nu
Explicitant le sous-titre de son livre : Chronique d'une domination économique et culturelle, Aude de Kerros axe sa réflexion sur les mécanismes concernant une nouvelle géopolitique de l'art contemporain. (Editions Eyrolles - 266 p. - 24,90 €). Dans la continuité de ses précédents ouvrages, Aude de Kerros développe, dans ce nouvel opus, les processus qui ont conduit l'art contemporain officiel à s'imposer comme la seule avant-garde, au cours du dernier demi-siècle. L'art civilisationnel, c'est-à-dire un art à racines axé sur une modernité de la tradition, n'est désormais plus accepté par les institutions françaises qui promeuvent et légitiment la construction artificielle de l'art conceptuel, générant une fabrication monétaire soutenue par des collectionneurs-spéculateurs.Passé-Présent avec Alexis Neviaski - Le séminaire des prisonniers de guerre allemands
En 1945, alors que l’Europe découvre l’ampleur des crimes nazis, des prêtres français entreprennent de former le futur clergé allemand… dans un camp de prisonniers de guerre. Une initiative qui peut sembler inconcevable au lendemain de tant de souffrances. D’abord installé à Orléans, puis près de Chartres, ce « séminaire des barbelés » accueille plusieurs centaines d’hommes. Derrière les clôtures, malgré la faim, le froid et le manque de moyens, ils reprennent leurs études et se préparent au sacerdoce. À leur tête, Franz Stock, ce prêtre allemand qui, sous l’Occupation, avait accompagné les résistants français jusque devant le peloton d’exécution. Comment cette aventure a-t-elle été possible ? Et quelle place a-t-elle tenue dans les premiers rapprochements entre Français et Allemands ?
Pour en parler, Passé/Présent reçoit Alexis Neviaski, auteur du Séminaire des barbelés, publié aux éditions Artège.
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