Passé Présent

Passé-Présent n°262 : La résistance acharnée des Finlandais face à l'Armée rouge

Publiée le 10/12/2019

La guerre russo-finlandaise (hiver 1939-1940)

Cet épisode de la seconde guerre mondiale nous est retracé par Philippe Conrad. Il y a tout juste 80 ans, un incident provoqué par les Soviétiques sert de prétexte à la rupture des relations diplomatiques avec le voisin finlandais. Une guerre de 104 jours s'engage alors entre la petite Finlande (150 000 hommes, peu d'artillerie, pas de blindés) et l'ogre russe. Malgré une suprématie écrasante de son armée, les divisions soviétiques perdront 200 000 hommes, 1 600 chars, 500 avions et subiront des revers en raison du froid, de l'impraticabilité des routes et du terrain difficile où l'engagement des chars devenait inutile dans un univers forestier. A l'issue du conflit, et tout en concédant des bases à la Russie, la Finlande du Maréchal Mannerheim préservera son indépendance et évitera l'annexion.

Un Rétais méconnu : Nicolas Baudin (1757-1803)

Anne Sicard poursuit ses évocations de personnalités singulières et nous présente aujourd'hui un marin, explorateur et naturaliste français : Nicolas Baudin. Ce navigateur qui avait, dès sa jeunesse, réussi à développer une manière de transport maritime assurant la survie des plantes, sera à l'origine d'un des plus grands voyages scientifiques de l'Histoire, car il renverra en France des collections vivantes depuis l'Australie - où son nom demeure - tout en cartographiant, pour la première fois, cet immense territoire océanien.

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.