Passé Présent

Passé-Présent n°296 : Chypre, l'épine turque dans le talon européen

Publiée le 02/03/2021

La guerre d'indépendance grecque

Dans la première partie, Philippe Conrad rappelle les événements qui ont précédé la complète indépendance de la Grèce ; le pays s'émancipant définitivement de la tutelle des ottomans en février 1832 suite à d'âpres luttes insurrectionnelles soutenues à la fois par les grandes puissances européennes, la diaspora hellène et une mobilisation d'écrivains et d'artistes tels Byron, Chateaubriand, Delacroix ou Hugo.

Chypre, l'épine turque dans le talon européen

Grande île de la Méditerranée orientale, chargée d'une riche et longue histoire aux multiples vicissitudes, Chypre est encore aujourd'hui séparée entre un Etat libre au sud, et un territoire occupé militairement par les Turcs au nord, depuis 1974, faisant de Nicosie la seule capitale divisée dans le monde. L'invité du professeur Conrad, Jean-Claude Rolinat, expose les enjeux géopolitiques actuels, non sans avoir auparavant retracé le rôle des byzantins, francs, vénitiens, ottomans et britanniques qui, tour à tour, dominèrent l'île. "Chypre. L'épine turque dans le talon européen" par Jean-Claude Rolinat - Editions des Cimes - 234 p.

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.