Passé Présent
Passé-Présent n°307 : L'imposture de l'art contemporain
Fiasco britannique en Afghanistan
Anne Sicard nous conte l'épisode considéré comme le plus humiliant de toutes les opérations militaires britanniques en Asie, à savoir leur dramatique retraite de Kaboul vers l'Inde au cours de l'hiver 1842. Jamais acceptés par les tribus afghanes, les soldats anglais furent contraints d'évacuer une région où ils s'étaient installés pour s'opposer à la présence russe. Cheminant difficilement dans un terrain escarpé, paralysés par le froid glacial, mal commandés, harcelés par les attaques des combattants afghans, la quasi-totalité des malheureux fuyards périrent au cours de leur fuite.L'imposture de l'art contemporain
Artiste elle-même, spécialiste et analyste des dérives de l'art contemporain officiel, Aude de Kerros dénonce, dans son dernier livre, la compromission de cet art du concept avec la finance et le pouvoir. Face à Philippe Conrad, très au fait également de la folle tentative qui consiste à effacer la peinture de ses bases esthétiques, Aude de Kerros insiste sur l'intervention directe de l'Etat pour légitimer et imposer ce qui est devenu un conformisme, malgré le faible succès public de ces manifestations dites artistiques où le mauvais goût le dispute à l'outrance. "L'imposture de l'art contemporain - Une utopie financière" par Aude de Kerros - Ed. Eyrolles poche - 406 p.Passé-Présent avec Philippe Capron - La guerre, miroir de l'humanité
La guerre n’a jamais vraiment quitté l’histoire, elle est partout : dans nos mémoires, dans nos livres, dans nos films, sur nos écrans. Elle traverse l’actualité, façonne les équilibres du monde et alimente nos peurs. Et même lorsque certains veulent croire à l’avènement d’un monde pacifié, elle continue de rappeler, régulièrement, sa permanence et sa brutalité. Mars, en réalité, n’est pas près de prendre sa retraite. Car la guerre ne se résume pas à une succession de batailles ou de traités. Elle est aussi un révélateur des sociétés : de leurs rapports de force, de leurs mythes, de leurs peurs, mais aussi de leurs grandeurs. Elle dit quelque chose de ce que les peuples sont prêts à défendre — et du prix qu’ils sont prêts à payer. Alors comment voir la guerre aujourd’hui ? Pas seulement à travers les batailles ou les traités, mais aussi à travers ses figures, ses armes, ses mythes, ses angles morts. C’est ce que propose d’explorer le "Dictionnaire impertinent de la guerre" écrit par Philippe Capron (éditions Pierre de Taillac), un dictionnaire consacré à la guerre — mais un dictionnaire impertinent, qui bouscule les idées reçues !
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