Passé Présent

Passé-Présent n°319 : Les guerres des années folles

Publiée le 23/11/2021
Agrégé et docteur en histoire, le professeur Olivier Dard s'est intéressé à une séquence méconnue du XXème siècle, à savoir les conflits qui eurent lieu peu après la fin de la Première guerre mondiale. Généralement inter-étatiques, ils eurent pour théâtre d'opération l'Allemagne irriguée par un nationalisme vaincu mais réactive à l'expansionnisme voulu des bolcheviques, l'Irlande insurrectionnelle, sans compter les tensions issues de la décomposition de l'Empire austro-hongrois ou la rivalité franco-marocaine du rif. D'autre part, dans un nouveau et constructif dialogue avec Philippe Conrad, Olivier Dard présente une synthèse des travaux d'un colloque sur le rôle très peu étudié des correspondants de guerre entre 1918 et 1939, notamment pendant l'attaque italienne en Éthiopie ou la guerre civile espagnole (1936-1939). Une réflexion sur le temps long de ce que nous apprennent photographies et écrits. Les guerres des années folles 1919-1925 - Ouvrage coordonné par François Cochet - Ed. Passés/composés - 400 p. - 23 €. Correspondants de guerre 1918-1939 Maroc-Ethiopie-Espagne - Presses universitaires Savoie-Mont Blanc - 321 p. - 25 €.

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.