Passé Présent

Passé-Présent n°322 : Le fascisme, héritier du bonapartisme ?

Publiée le 01/02/2022

Le concept fasciste

Philippe Conrad présente, dans une traduction révisée par Arnaud Imatz, un texte de l'intellectuel étatsunien Paul Gottfried traitant un phénomène politique marquant de l'histoire du XXème siècle : le fascisme. Ce terme, banalisé après sa disparition, tient lieu aujourd'hui de stigmatisation d'un adversaire, rapidement assimilé aux thèses nazies. L'élément déclencheur de cet épisode de l'histoire européenne est le premier conflit mondial. Le fascisme était censé construire un homme nouveau vivant dans une société débarrassée d'idéaux progressistes ou libéraux, synonymes de déclin. C'était aussi un mode de pensée qui rejetait à la fois le matérialisme, les valeurs de la bourgeoisie et le parlementarisme pour s'attacher au culte de la jeunesse, à la tradition et à la réaction ; en résumé une idéologie héritée du bonapartisme. "Fascisme - Histoire d'un concept" par Paul Gottfried.

Un génie de l'invention : Clément Ader (1841-1925)

Fils, petit-fils, arrière-petit-fils de menuisiers, le jeune Clément Ader ne succédera pas à l'entreprise familiale, étant très tôt attiré par les sciences et les inventions que son génie créatif viendra apporter aux hommes. On lui doit une machine à poser les rails, la maquette d'un bateau-glisseur, un modèle d'électrophone, l'ancêtre du pneumatique, l'amélioration des vélocipèdes, du moteur à vapeur et combien d'autres brevets déposés dont le câble sous-marin ou les chenilles de chars, mais son obsession est de faire voler un engin plus lourd que l'air. Il y parviendra le 9 octobre 1890 en faisant décoller pendant quelques mètres, l'Eole.

Passé-Présent avec Philippe Capron - La guerre, miroir de l'humanité

Publiée le 04/03/2026

La guerre n’a jamais vraiment quitté l’histoire, elle est partout : dans nos mémoires, dans nos livres, dans nos films, sur nos écrans. Elle traverse l’actualité, façonne les équilibres du monde et alimente nos peurs. Et même lorsque certains veulent croire à l’avènement d’un monde pacifié, elle continue de rappeler, régulièrement, sa permanence et sa brutalité. Mars, en réalité, n’est pas près de prendre sa retraite. Car la guerre ne se résume pas à une succession de batailles ou de traités. Elle est aussi un révélateur des sociétés : de leurs rapports de force, de leurs mythes, de leurs peurs, mais aussi de leurs grandeurs. Elle dit quelque chose de ce que les peuples sont prêts à défendre — et du prix qu’ils sont prêts à payer. Alors comment voir la guerre aujourd’hui ? Pas seulement à travers les batailles ou les traités, mais aussi à travers ses figures, ses armes, ses mythes, ses angles morts. C’est ce que propose d’explorer le "Dictionnaire impertinent de la guerre" écrit par Philippe Capron (éditions Pierre de Taillac), un dictionnaire consacré à la guerre — mais un dictionnaire impertinent, qui bouscule les idées reçues !