Passé Présent

Passé-Présent n°331 : Les juridictions d'exception à la fin de la guerre d'Algérie (1961-1963)

Publiée le 26/07/2022
Conseiller honoraire à la Cour de cassation, ancien membre du collège de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, Grégoire Finidori, retrace le contexte historique français à la fin de la IVème République, puis le retour de De Gaulle. Il explique le revirement de la politique algérienne du chef de l'Etat qui va susciter une série de crises conduisant, à partir de 1961, à la création de juridictions de pure circonstance comme le Haut Tribunal militaire ou la Cour militaire de justice. C'est un regard professionnel sur ces juridictions et sur la façon dont les affaires ont été jugées qu'il nous délivre, tout en faisant revivre les figures marquantes de cette époque, des généraux putschistes au lieutenant-colonel Bastien-Thiry. Grégoire Finidori - "Un formidable système répressif" - Ed. Dominique Martin Morin - 503 p. - 28,50 €.

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.