Politique Eco

Politique & Eco avec Pierre Jovanovic - Bruxelles et Washington veulent recenser tout ce que vous possédez

Publiée le 23/09/2024

Une convergence de vue entre Washington et Bruxelles, pour le moins suspecte, annonciatrice de grandes difficultés. En témoignent :

- Le défaut de paiement officiel de l'Ukraine au 1er août.

- La dette US terrorise Warren Buffet qui vend ses parts de Bank of America.

L’Europe est vassalisée par l’Amérique par l’intermédiaire du dollar. Toute utilisation du dollar dans les transactions peut tomber sous le coup du DOJ (Department of Justice US). A quoi s’ajoute la destruction de l'Europe par les Etats-Unis avec le prix de l'énergie. Et pendant ce temps, l’homme aux mille milliards de dette en France, Bruno Le Maire, donne des leçons à ses détracteurs légitimes. Bruxelles explique que la France devra emprunter carrément 25% de son PIB ! Petit rappel : tout pays payant 3% d'intérêt ou plus sur sa dette est mort.

Les Etats-Unis eux aussi sont entrés en mode Weimar, par le recours à la planche à billets tandis que les mines d'or de la Russie l'ont rendue invincible, et que l'Arabie saoudite achète de l'or en cachette (les Etats-Unis s’efforçant à tout prix de conserver le privilège du dollar qui n’est "plus aussi bon que l’or").

Pendant ce temps, le massacre bancaire continue : 545 banques ont fait faillite depuis la crise de 2008 aux Etats-Unis tandis qu’en Allemagne, Commerzbank et UniCredit fusionnent. Quand deux banques parlent de fusion, on a deux cas de figure : l'une est en faillite et il s'agit de la cacher pour ne pas affoler les clients ou les deux sont en faillite, et il s'agit toujours de ne pas affoler les clients.

De son côté, la Société Générale a décidé de vendre deux filiales européennes : SG Kleinwort Hambros au Royaume-Uni et Société Générale Private Banking Suisse.

Politique & Eco avec Jacques Sapir - Russie : basculement vers l’Asie, l’Europe enterrée ?

Publiée le 31/08/2026

La Russie est-elle réellement au bord de l’effondrement ? Depuis le début de la guerre en Ukraine et l’imposition de sanctions occidentales massives, l’idée s’est imposée en Occident que l’économie russe finirait par s’écrouler. Pourtant, quatre ans après le début du conflit, Moscou continue de financer son effort de guerre et a profondément réorienté ses échanges vers l’Asie.

La Russie peut-elle encore soutenir son économie de guerre pendant plusieurs années ? Quelles sont ses véritables forces et ses fragilités ? Et surtout, ce basculement vers la Chine, l’Inde et les autres puissances asiatiques est-il désormais irréversible ?

Dans ce nouveau numéro de "Politique & Eco", Pierre Bergerault reçoit Jacques Sapir, économiste, membre de l’Académie des sciences de Russie et professeur à l’École de guerre économique, pour décrypter l’état réel de l’économie russe, le coût de la guerre et les conséquences durables des sanctions occidentales.

Mais ce bouleversement ne concerne pas seulement Moscou. Alors que l’Europe a choisi de rompre une grande partie de ses liens économiques avec la Russie, quelles seront les conséquences de cette rupture pour les économies européennes ? La Russie peut-elle encore avoir besoin de l’Occident ? Et dans cinq ans, l’Europe sera-t-elle devenue étrangère à la Russie ?

 

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : "La France s'installe dans la zone rouge".

Téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade - 2026 - Faillite de la France : Comment faire face à la Taxflation